Ce vendredi 9 mai marque la fin d’une ère au journal de 13 heures de TF1. Jacques Legros, visage bien connu des téléspectateurs depuis 1998, présente son tout dernier JT. À 74 ans, celui qui fut le joker emblématique de Jean-Pierre Pernaut, puis de Marie-Sophie Lacarrau, quitte l’antenne après près de trois décennies de présence continue. Une décision longuement mûrie, qu’il a souhaité prendre « tant que tout va bien », pour éviter, selon ses mots, de faire « le journal de trop ».
Si la date du 9 mai n’a pas été choisie par lui, mais imposée par le calendrier de sa consœur Marie-Sophie Lacarrau, en congés cette semaine, Jacques Legros affirme que son départ était dans les cartons depuis un an. « C’est un moment qui se sent », confie-t-il, refusant d’attendre que le plaisir disparaisse ou que l’on commence à lui suggérer la sortie. Ce dernier journal, il le veut sobre et fidèle à son style, sans pathos ni excès d’émotion.
Un dernier journal sous le signe de la transmission
C’est Isabelle Ithurburu qui reprendra désormais le flambeau aux côtés de Marie-Sophie Lacarrau. Une transition saluée avec bienveillance par Jacques Legros, heureux de voir « deux femmes du Sud succéder à deux hommes du Nord ». Pour le journaliste, cette passation marque aussi une évolution bienvenue dans la ligne du 13 heures, tout en respectant l’héritage de Jean-Pierre Pernaut, auquel il reste attaché. S’il ne donne pas de conseils, il se dit disponible en cas de besoin : « Mais elle n’en a pas besoin », glisse-t-il, admiratif.
Les réactions suscitées en interne comme chez les téléspectateurs ont visiblement surpris Jacques Legros. « Je ne pensais pas que ça ferait autant d’effet », admet-il, touché par les nombreux messages de soutien. À la veille de son départ, l’émotion est bien présente, même s’il assure aborder ce moment avec sérénité. Il conservera avant tout le souvenir de son équipe, de la rigueur quotidienne et du lien tissé avec le public au fil des années.
Quant à l’avenir, Jacques Legros reste ouvert. La radio, qu’il regrette de ne pas avoir plus explorée, pourrait redevenir un terrain d’expression. Il se dit aussi curieux d’aventures inattendues, pourquoi pas à la télévision ou ailleurs. Dans l’immédiat, il accompagnera son épouse en Californie, avant de savourer un été à Paris, loin du tumulte des rédactions. Mais, promet-il, « je reste partant pour de nouveaux projets, surtout là où on ne m’attend pas ».