Lors d’une intervention sur CNews ce dimanche, Arno Klarsfeld s’est retrouvé au centre d’une polémique après avoir commenté le viol d’une femme de 90 ans à Nice, dont le principal suspect est visé par une Obligation de Quitter le Territoire Français. L’avocat a déclaré : « C’est compliqué de se débarrasser de tous ces asociaux qui sont OQTF. Regardez ce que fait Trump aux États-Unis : il a décidé une politique dure, d’envoyer des forces qui sont dures aussi et qui commettent parfois des erreurs. »
Ces propos ont créé la polémique, notamment en raison de l’usage du terme «rafle », rappelant douloureusement l’histoire française, en particulier la rafle du Vél’ d’Hiv. Un choix de mots d’autant plus surprenant que Serge Klarsfeld, son père, est reconnu comme l’un des plus grands « chasseurs de nazis ».
Arno Klarsfeld reconnaît des propos maladroits
En réaction, Arno Klarsfeld aurait, selon nos informations, confié regretter ses déclarations, affirmant ne pas avoir mesuré la portée de ses mots et avoir conscience que c’était maladroit. Toujours selon nos informations, Arno Klarsfeld s’inquièterait également des conséquences médiatiques. Étant, rappelons-le, membre du Conseil d’État, l’avocat craint que cette polémique ne conduise à une interdiction d’antenne.
Comment expliquer une telle maladresse ?
Pour rappel, lors de son intervention, Arno Klarsfeld avait cité en exemple des violences commises par la police de l’immigration américaine (ICE) dans le Minnesota, où deux Américains ont été tués en janvier par des agents. Renee Good, mère de famille de 37 ans, a été abattue le 7 janvier, et Alex Pretti, infirmier, le 24 janvier. « Si on veut se débarrasser des OQTF, il faut organiser comme fait Trump avec l’ICE des sortes de grandes rafles un peu partout », avait-il déclaré, suscitant l’indignation de nombreux observateurs.
Aux États-Unis, le terme «rafle» correspond simplement à une descente policière, mais en France, sa résonance historique rend la formule particulièrement maladroite et polémique…