«Ce que je demande, c’est qu’on m’évalue sur mon travail, pas sur mes origines familiales.» Benjamin Duhamel parle pour la première fois après son départ de BFMTV pour France Inter
«Ce que je demande, c’est qu’on m’évalue sur mon travail, pas sur mes origines familiales.» Benjamin Duhamel parle pour la première fois après son départ de BFMTV pour France Inter

Je C’est une première prise de parole depuis l’annonce de son transfert. À seulement 31 ans, Benjamin Duhamel s’apprête à tourner une page importante : il quitte la chaîne d’info en continu BFMTV pour prendre les rênes de la matinale d’été de France Inter. Dans un entretien accordé au Parisien, le journaliste revient sur les coulisses de ce choix.

Il tient à lever toute ambiguïté : sa décision n’est pas une réponse au bruit de couloir selon lequel sa tranche sur BFMTV aurait été proposée à Léa Salamé pour faciliter son arrivée sur la chaîne. « France Inter m’a approché tardivement », affirme-t-il, assurant qu’il s’agit d’une opportunité sans lien avec ces tractations.

« Nicolas Demorand, Léa Salamé, Sonia Devillers, Patrick Cohen… Ces voix ont bercé mes débuts dans le journalisme. »

Pour lui, rejoindre France Inter est bien plus qu’un simple changement de rédaction : c’est un retour aux sources. « J’ai grandi en écoutant cette antenne. Nicolas Demorand, Léa Salamé, Sonia Devillers, Patrick Cohen… Ces voix ont bercé mes débuts dans le journalisme. C’est un immense honneur de les rejoindre aujourd’hui. »

Interrogé sur un éventuel passage à France Télévisions, groupe où sa mère, Nathalie Saint-Cricq, occupe un poste clé, Benjamin Duhamel répond sans détour. Conscient des interrogations, il les comprend, mais souhaite que l’on dépasse les présupposés familiaux : « Je sais que mon nom soulève des questions, c’est le revers de la médaille. Mon père comme ma mère ont marqué le paysage médiatique. Mais ce que je demande, c’est qu’on m’évalue sur mon travail, pas sur mes origines familiales. »

Son souhait sera a-t-il exaucé, à l’heure où la défiance des Français envers les médias mainstream n’a jamais été aussi forte ? Rien n’est moins sûr…

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