OpenClaw, la nouvelle coqueluche des agents IA, déjà dans le viseur des géants
OpenClaw, la nouvelle coqueluche des agents IA, déjà dans le viseur des géants

Derrière son nom un brin étrange, OpenClaw s’est offert une entrée fracassante dans le petit théâtre de la tech. Le projet, open source et né il y a moins de six mois sous les doigts d’un développeur autrichien, s’affiche comme une plateforme dédiée aux « agents » d’intelligence artificielle, ces logiciels qui ne se contentent plus de bavarder mais agissent. Et quand Jensen Huang, patron de Nvidia, lâche que ce serait le « prochain ChatGPT », les projecteurs se braquent sans attendre, avec tout ce que cela implique d’attentes, de fantasmes et de surenchère.

Concrètement, ces agents sont présentés comme capables d’utiliser un ordinateur « comme un humain ». Réserver un billet, commander un véhicule, préparer des achats, s’attaquer à des démarches administratives ou même aider à concevoir des projets du quotidien, type plan d’aménagement: l’idée est simple, presque séduisante. Une instruction écrite, envoyée via une messagerie comme WhatsApp, et l’agent enchaîne les opérations à votre place, à condition d’avoir les accès nécessaires aux services concernés. Rapide. Pratique. Un peu déroutant aussi, soyons honnêtes.

Des agents qui cliquent pour vous, la promesse qui attire autant qu’elle inquiète

Ce virage vers des IA « exécutantes » n’a rien d’anecdotique. Depuis l’adoption massive des assistants conversationnels fin 2022, la course s’est déplacée: écrire un mail, c’est bien, gérer une procédure entière dans plusieurs applications, c’est autrement plus rentable… et plus sensible. Les grandes entreprises technologiques surveillent donc de près ces solutions, car elles touchent autant le support client que l’organisation du travail ou la gestion de tâches personnelles, celles qui remplissent nos journées sans qu’on s’en rende compte.

Reste la question qui frotte, celle qu’on évite parfois tant l’enthousiasme est contagieux: la sécurité. Un agent qui agit avec vos identifiants peut aussi, mécaniquement, accéder à des services délicats, dont des comptes de paiement, et la moindre faille peut coûter cher, en argent comme en confiance. En Europe, ces usages progressent sous l’oeil des régulateurs, entre RGPD et AI Act, avec des exigences de transparence et de maîtrise des risques qui ne sont pas un détail technique. OpenClaw est peut-être une promesse, il pourrait aussi devenir un test grandeur nature: jusqu’où sommes-nous prêts à déléguer nos clics, donc une part de notre vie numérique?

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