Les sept candidats à la présidence du Comité international olympique (CIO) passent ce jeudi un grand oral décisif devant l’ensemble des membres de l’instance. Une étape cruciale pour espérer succéder en mars à Thomas Bach, qui dirige le CIO depuis 2013.
La diversité des profils en lice promet une élection plus ouverte que jamais. Parmi les prétendants figure le Français David Lappartient, actuel président de l’Union cycliste internationale (UCI) et du Comité olympique français. Il devra affronter des figures influentes du sport mondial, comme l’ancien champion olympique britannique Sebastian Coe, le Suédo-Britannique Johan Eliasch, patron de la Fédération internationale de ski, ou encore l’Espagnol Juan Antonio Samaranch Jr, fils de l’ancien président du CIO.
Face à une assemblée composée d’anciens champions, de dirigeants d’institutions sportives et de personnalités influentes, chaque candidat devra faire preuve d’équilibre entre assurance et humilité. Certains ont adopté des stratégies audacieuses, à l’image du Japonais Morinari Watanabe, qui propose de révolutionner les Jeux en éclatant leur organisation sur cinq continents. D’autres, comme la Zimbabwéenne Kirsty Coventry, misent sur une approche plus consensuelle, appelant à une pause stratégique pour repenser collectivement l’avenir du CIO.
L’enjeu dépasse la simple gouvernance de l’instance olympique. Sécurisation des revenus, intégration des nouvelles technologies et du réchauffement climatique, avenir des athlètes russes après l’invasion de l’Ukraine : autant de sujets qui devront être tranchés par le futur président. L’attribution des Jeux de 2036, avec des candidatures fortes en provenance d’Inde, d’Afrique du Sud, d’Indonésie, du Qatar et d’Arabie Saoudite, sera également un dossier clé.
Après cette audition à huis clos, chaque candidat disposera d’un temps de parole devant la presse, un exercice crucial pour mesurer leur capacité à rassembler. Le scrutin, prévu le 20 mars en Grèce, s’annonce particulièrement disputé, et ce grand oral pourrait être déterminant pour faire émerger un favori.