Gérald Darmanin a annoncé mardi le transfert des 17 premiers narcotrafiquants vers le quartier ultra-sécurisé de la prison de Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais. Cette nouvelle structure, baptisée « quartier de lutte contre la criminalité organisée », est dédiée à l’enfermement des trafiquants les plus menaçants, avec pour objectif de les empêcher de continuer à piloter leurs réseaux depuis leur cellule.
Un arsenal de sécurité inédit pour neutraliser les chefs de réseaux
Pour accueillir ces profils à haut risque, la prison a été entièrement réaménagée : portiques à ondes millimétriques, trappes de sécurité pour menotter les détenus, cellules renforcées, et parloirs avec vitres hygiaphones empêchant tout contact physique. Ces mesures visent à couper tout lien entre les détenus et l’extérieur. Le ministère n’a pas communiqué de détails sur l’identité des 17 prisonniers transférés, mais des noms comme Mohamed Amra ou Gabriel Ory sont évoqués pour les prochaines arrivées.
La prison de Vendin-le-Vieil abrite déjà des figures du grand banditisme et du terrorisme, comme Salah Abdeslam ou Rédoine Faïd. À terme, ce dispositif concernera 200 détenus répartis entre Vendin et un deuxième quartier de haute sécurité à Condé-sur-Sarthe, prévu pour l’automne. Avec cette stratégie, le gouvernement affiche sa volonté de couper la tête des réseaux de drogue opérant depuis les prisons françaises.