Une centaine de personnes se sont rassemblées ce samedi matin devant la mairie de Villers-en-Arthies, dans le Val-d’Oise, pour rendre hommage à une mère de famille et à ses deux filles âgées de 9 et 13 ans, tuées dans la nuit du 8 au 9 mai. Plus d’un mois après ce drame qui a bouleversé la commune, habitants, élus et proches des victimes ont observé un moment de recueillement dans un silence chargé d’émotion.
Selon les premiers éléments de l’enquête, le principal suspect est l’ancien compagnon de la victime, un policier municipal d’une quarantaine d’années. Il est soupçonné d’avoir abattu son ex-compagne et les deux enfants avant de retourner l’arme contre lui. Les quatre corps avaient été retrouvés dans une maison située à la sortie du village après le signalement du nouveau compagnon de la mère de famille, inquiet de ne plus parvenir à la joindre.
Une commune toujours sous le choc
À Villers-en-Arthies, petite commune d’environ 500 habitants, le traumatisme reste profond. De nombreux habitants décrivent une famille discrète et intégrée à la vie locale. Des fleurs et des messages ont été déposés à proximité du domicile où se sont déroulés les faits. Plusieurs riverains confient avoir encore du mal à accepter qu’un tel drame ait pu se produire dans leur environnement immédiat.
Dans les jours qui ont suivi les faits, des cellules psychologiques ont été ouvertes dans les écoles du secteur afin d’accompagner les élèves, les familles et les personnels éducatifs. Les collectivités locales ont également mis en place des dispositifs d’écoute pour les habitants confrontés à cette tragédie qui a marqué durablement le territoire.
Une enquête toujours en cours
L’enquête a été confiée à la brigade de recherches de Pontoise et à la section de recherches de Versailles. Les investigations visent notamment à établir avec précision le déroulement des faits et les circonstances ayant conduit au passage à l’acte. D’après le parquet, aucun antécédent judiciaire pour violences conjugales n’avait été signalé entre les anciens conjoints.
Ce drame a relancé les discussions autour des violences intrafamiliales et des féminicides. Plusieurs associations rappellent que les séparations constituent une période particulièrement à risque pour les victimes de violences conjugales. À Villers-en-Arthies, l’hommage organisé ce samedi témoigne de la volonté des habitants de ne pas oublier les victimes et de maintenir leur souvenir vivant au sein de la commune.
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