Les arrêts maladie seront désormais plafonnés à un mois dès le 1er septembre
Les arrêts maladie seront désormais plafonnés à un mois dès le 1er septembre

Le gouvernement franchit une nouvelle étape dans sa réforme de l’assurance maladie. À partir du 1er septembre 2026, la durée des arrêts de travail sera limitée à un mois pour une première prescription et à deux mois pour chaque prolongation, selon un décret publié au Journal officiel. Cette mesure, prévue dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, concerne l’ensemble des professionnels habilités à prescrire un arrêt de travail, notamment les médecins, les sages-femmes et les chirurgiens-dentistes.

Jusqu’à présent, aucun plafond légal n’encadrait la durée d’un arrêt maladie. Le gouvernement souhaitait initialement fixer des limites plus strictes, avec quinze jours pour un arrêt prescrit en médecine de ville et trente jours après une hospitalisation. Les parlementaires ont finalement obtenu un compromis en inscrivant directement dans la loi un plafond unique d’un mois pour toute première prescription. Des dérogations resteront toutefois possibles lorsque l’état de santé du patient le justifie médicalement.

Une réponse à l’envolée des dépenses de la Sécurité sociale

Le gouvernement justifie cette mesure par la progression continue du coût des arrêts maladie pour la Sécurité sociale. Les indemnités journalières représentent aujourd’hui près de 18 milliards d’euros de dépenses annuelles, un montant qui augmente d’environ un milliard d’euros chaque année depuis la crise sanitaire, selon le ministère du Travail et des Solidarités. Les assurés restent toutefois soumis au plafond actuel de 360 jours d’indemnisation sur une période de trois ans.

Les autorités s’inquiètent particulièrement de l’allongement de la durée moyenne des arrêts de travail observé depuis plusieurs années. Une étude récente de Malakoff Humanis montre que le taux d’absentéisme dans le secteur privé reste élevé et que les arrêts longs progressent davantage chez les cadres. Les troubles psychologiques, l’épuisement professionnel et les problématiques de santé mentale figurent désormais parmi les principales causes de ces absences prolongées, un phénomène qui transforme durablement les équilibres du marché du travail.

Un second décret publié simultanément prévoit également un encadrement des arrêts liés aux accidents du travail et aux maladies professionnelles. À compter de 2027, les indemnités journalières versées dans ce cadre ne pourront plus dépasser une durée maximale de quatre ans. À travers ces différentes mesures, l’exécutif cherche à contenir la progression des dépenses sociales tout en maintenant un système d’indemnisation destiné aux salariés confrontés à des problèmes de santé durables.

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