Un simple fruit qui fait jaser. Depuis quelques jours, une fraise vendue à 19 dollars l’unité (environ 18 euros) dans une chaîne de supermarchés californiens Erewhon fait le tour des réseaux sociaux. Cette enseigne haut de gamme de Los Angeles, prisée par les célébrités comme Hailey Bieber, Kendall Jenner ou encore Dakota Johnson, revendique des produits d’exception. Mais cette fraise, cultivée au Japon, à Kyoto, par les spécialistes des fruits de luxe Elly Amai, dépasse les bornes pour de nombreux internautes.
L’affaire a explosé lorsqu’une influenceuse américaine, Alyssa Antoci, a posté une vidéo dégustation où elle décrit la fraise comme « la meilleure qu’elle ait jamais mangée », soulevant délicatement la cloche de protection qui l’entoure, comme un joyau. Une mise en scène qui a rapidement déclenché moqueries et parodies sur TikTok et Instagram. « C’est tellement dystopique », ironise une internaute, tandis qu’un autre s’indigne : « C’est une fraise à 1,99 dollar d’un marché de producteurs, emballée dans une boîte ».
Le buzz a pris une tournure encore plus polémique lorsque des internautes ont découvert qu’Alyssa Antoci est la nièce des propriétaires de la chaîne Erewhon, Tony et Josephine Antoci. Accusée de promotion déguisée, elle a confirmé son lien familial, expliquant que son père est en charge des collaborations avec les marques pour les smoothies du supermarché. Une révélation qui a renforcé les soupçons d’un coup marketing savamment orchestré.
Malgré la controverse, Erewhon continue d’écouler ces fraises sous cloche. Certains rappellent que les fruits de luxe sont une tradition au Japon, où des melons Yubari peuvent atteindre des prix vertigineux. En 2021, deux d’entre eux ont été vendus pour 20 300 euros lors d’une enchère. Reste que pour beaucoup, l’idée de payer près de 20 dollars pour une fraise reste une aberration, symbole des excès d’un certain consumérisme élitiste.