À Toulouse, le rassemblement pro-palestinien de lundi soir a basculé dans la violence. Tags sur la façade du Capitole, tentative d’intrusion dans l’hôtel de ville, menaces de mort à l’encontre du maire : la manifestation a dégénéré, poussant la municipalité à porter plainte. Initialement organisé en soutien aux douze militants du navire Madleen, arraisonné par Israël, le rassemblement a réuni entre 2 000 et 5 000 personnes place du Capitole.
Menaces, dégradations et tensions politiques
Mais dans la soirée, plusieurs manifestants s’en sont pris directement à la mairie. Des graffitis ont été inscrits sur les murs en briques du bâtiment, certains explicitement menaçants à l’encontre de Jean-Luc Moudenc, maire DVD de la ville. Des slogans tels que « Moudenc assassin complice génocide » ou « Moudenc T mort » ont été découverts. D’autres ont escaladé le Capitole pour y suspendre des drapeaux palestiniens et ont tenté de forcer la grande porte, endommageant l’entrée. Le maire a dénoncé un acte politique violent et assumé, pointant du doigt les élus présents place du Capitole. Il a fustigé l’extrême gauche qu’il accuse d’encourager ou de couvrir ces agissements, citant la présence de formations comme LFI, EELV, NPA, CGT ou encore Révolution Permanente. La mairie a annoncé qu’une plainte serait déposée pour menaces et dégradations, tandis que les autorités locales redoutent une escalade de la tension politique autour de ces mobilisations.