Près d’un an après les faits, la justice a tranché : le jeune homme de 24 ans soupçonné d’avoir tenté de violer une médecin en Loire-Atlantique restera derrière les barreaux. La cour d’appel de Rennes a confirmé, ce 1er août, le maintien en détention du prévenu, accusé d’avoir agressé une praticienne de garde au centre de soins de Bouaye le 29 septembre 2024. Ce dimanche-là, alors qu’il consultait la médecin au sein du Caps (Centre d’accueil et de permanence des soins), le patient, fortement intoxiqué à la kétamine, avait tenté de la violer. Profitant d’un moment d’inattention, il l’aurait plaquée contre lui, abaissé son pantalon et tenté d’ôter son haut. Elle avait réussi à s’échapper par une porte-fenêtre, avant d’être rattrapée puis poursuivie à nouveau. L’homme se serait ensuite masturbé dans le cabinet médical, sous les yeux de la victime, parvenue à s’enfuir en escaladant une grille.
Un passage à l’acte sous drogue, mais pas sans responsabilité
Lorsque les policiers arrivent sur place, alertés par des témoins ayant entendu des cris, ils trouvent la médecin en état de choc, ses vêtements déchirés. Le suspect, encore en train de la poursuivre, est immédiatement interpellé. En garde à vue, il reconnaît une consommation quotidienne massive de kétamine depuis 2019 – jusqu’à 5 grammes par jour –, responsable selon lui de crises hallucinatoires. Les tests confirment la présence du stupéfiant. Toujours en arrêt depuis l’agression, la médecin a confié au juge son traumatisme durable. L’expertise psychologique conclut à un état de stress post-traumatique sévère. Malgré les remords affichés par l’agresseur et les garanties d’hébergement présentées par sa défense, la chambre de l’instruction estime que sa toxicomanie ne saurait exonérer sa responsabilité. Le psychiatre entendu dans l’affaire précise que, même sous influence, le passage à l’acte repose sur une prise de drogue volontaire. En conséquence, et suivant les réquisitions de l’avocate générale, la demande de remise en liberté a été rejetée. Le suspect reste en détention, dans l’attente de son procès.