Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, a annoncé ce mardi que son organisation ne participerait pas aux discussions engagées par le gouvernement sur la suppression de deux jours fériés. « Tout est décidé d’avance. Ce n’est pas un dialogue social mais une mise en scène », a-t-elle dénoncé après avoir rencontré François Bayrou et la ministre du Travail Astrid Panosyan-Bouvet.
Un refus qui fragilise le dialogue social
Le premier syndicat français rejoint ainsi Force ouvrière, qui avait déjà refusé d’entrer dans ces pourparlers. Pour Marylise Léon, « le dialogue social n’est pas une formalité administrative » et suppose une réelle volonté de construire, absente selon elle dans ce dossier.
La dirigeante syndicale a également profité de l’université d’été de la CFDT à Bierville pour exiger l’abandon du projet de nouvelle réforme de l’assurance chômage. Elle a rappelé que quatre réformes avaient déjà été menées depuis 2019, entraînant selon elle « plus de 12 milliards d’euros ponctionnés » et de lourds efforts demandés aux demandeurs d’emploi.