Ils ont bravé des siècles de tempêtes, protégé la cité corsaire, vu naître les légendes et inspiré Chateaubriand. À l’automne, entre 100 et 150 des emblématiques brise-lames en bois qui bordaient la digue du Sillon à Saint-Malo seront mis aux enchères. Une vente exceptionnelle, à la fois patrimoniale et symbolique, annoncée officiellement ce 25 juin par le maire Gilles Lurton. Ces gardiens de la mer, retirés de la plage en 2021 après des décennies de service, seront proposés à partir de 1 000 euros pièce. Un prix qui reflète moins la qualité du bois que la charge historique qu’il porte. Les recettes, assure la mairie, seront entièrement réinvesties dans la préservation du patrimoine malouin.
Ils ont bravé des siècles de tempêtes, protégé la cité corsaire, vu naître les légendes et inspiré Chateaubriand. À l’automne, entre 100 et 150 des emblématiques brise-lames en bois qui bordaient la digue du Sillon à Saint-Malo seront mis aux enchères. Une vente exceptionnelle, à la fois patrimoniale et symbolique, annoncée officiellement ce 25 juin par le maire Gilles Lurton. Ces gardiens de la mer, retirés de la plage en 2021 après des décennies de service, seront proposés à partir de 1 000 euros pièce. Un prix qui reflète moins la qualité du bois que la charge historique qu’il porte. Les recettes, assure la mairie, seront entièrement réinvesties dans la préservation du patrimoine malouin.

Ils ont bravé des siècles de tempêtes, protégé la cité corsaire, vu naître les légendes et inspiré Chateaubriand. À l’automne, entre 100 et 150 des emblématiques brise-lames en bois qui bordaient la digue du Sillon à Saint-Malo seront mis aux enchères. Une vente exceptionnelle, à la fois patrimoniale et symbolique, annoncée officiellement ce 25 juin par le maire Gilles Lurton. Ces gardiens de la mer, retirés de la plage en 2021 après des décennies de service, seront proposés à partir de 1 000 euros pièce. Un prix qui reflète moins la qualité du bois que la charge historique qu’il porte. Les recettes, assure la mairie, seront entièrement réinvesties dans la préservation du patrimoine malouin.

Un morceau de Saint-Malo… de 300 kilos

La vente, organisée avec le concours du commissariat aux ventes de Rennes et des services de l’État, aura lieu en deux temps : le matin en présentiel, l’après-midi en ligne. Reste un détail de taille : chaque pieu mesure entre cinq et sept mètres et pèse jusqu’à 300 kilos. On est loin du souvenir que l’on glisse dans sa valise. Face à l’engouement annoncé, la mairie réfléchit à une alternative plus accessible. Car tous les Malouins n’auront pas les moyens – ni l’espace – d’acquérir un monument portuaire grandeur nature. « Une solution sera trouvée pour permettre à chacun de conserver un fragment de cette mémoire collective », a promis l’exécutif local. Déchaînant déjà les passions lors de leur retrait, les brise-lames s’apprêtent à vivre une seconde vie. Dans les salons des collectionneurs, les jardins des nostalgiques… ou les musées privés des amoureux de Saint-Malo.

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