Avec l’été qui approche, le classement 2025 de l’association Eau & Rivières de Bretagne jette un froid sur les vacances en bord de mer : plus de 80 plages sont considérées comme « à éviter » et près de 20 % sont jugées « déconseillées » en raison de la qualité de l’eau. Une alerte sanitaire qui s’appuie sur l’analyse de près de 2 000 sites répartis sur tout le littoral français.
Des pollutions qui inquiètent… et fâchent
L’étude révèle que certaines zones sont plus touchées que d’autres, en particulier le Nord, le Calvados, la Bretagne ou encore les Alpes-Maritimes. Sur certaines plages, les taux de bactéries relevés sont jugés préoccupants, comme à Boulogne-sur-Mer ou à La Hume en Gironde. Ces classements provoquent toutefois la colère d’élus locaux : à Deauville ou Saint-Germain-sur-Ay, on parle de diffamation et de préjudice pour l’image des stations balnéaires. Pourtant, l’association défend sa méthode, plus exigeante que le référentiel européen, en prenant en compte les résultats des quatre dernières années.
Des disparités régionales et des plages exemplaires
Le palmarès souligne aussi de fortes différences d’un territoire à l’autre. Le nord-ouest du Finistère, par exemple, est bien plus exposé que son flanc sud-ouest, notamment à cause de l’agriculture intensive. En Corse, en revanche, certaines plages comme celle de Péro à Cargèse affichent une qualité d’eau irréprochable. Le classement, accessible en ligne via une carte interactive sur le site de l’association, permet aux vacanciers d’ajuster leurs plans en fonction des résultats. Un outil de vigilance utile, à l’heure où le changement climatique rend les pollutions plus fréquentes et imprévisibles.