1695079-paul-watson-defenseur-des-baleines-est-emprisonne-au-groenland-depuis-juillet-2024
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Paul Watson peut à nouveau voyager librement. Le fondateur emblématique de Sea Shepherd n’est plus visé, depuis ce mardi 8 avril, par la notice rouge d’Interpol qui le poursuivait depuis plus d’une décennie. C’est l’ONG elle-même qui l’a annoncé dans un communiqué, en précisant que la commission de contrôle des fichiers d’Interpol rendra sa décision définitive en juin. En attendant, l’activiste de 74 ans retrouve sa liberté de mouvement à l’international, une première depuis 2012. 

Une notice écarlate synonyme d’arrestation

Cette notice rouge, souvent assimilée à un mandat d’arrêt international, avait été émise à la demande du Japon. Tokyo reproche à Paul Watson un incident remontant à 2010, au cours duquel un marin d’un baleinier japonais aurait été blessé par une boule puante lancée lors d’une opération en mer. Le projectile contenait de l’acide butyrique, une substance nauséabonde utilisée à bord des navires de Sea Shepherd pour perturber les campagnes de chasse à la baleine. Watson avait été arrêté au Groenland en juillet 2024, à la suite d’une relance de cette procédure. Il avait passé plusieurs mois en détention à Nuuk, avant d’être relâché en décembre et de rejoindre sa famille en France, où il réside actuellement.

Une notice aux motivations politiques, selon Sea Shepherd

Dans son communiqué, l’organisation Sea Shepherd dénonce une demande d’extradition « notoirement infondée » et estime que la procédure lancée par le Japon avait une motivation clairement politique. Selon elle, la commission de contrôle d’Interpol a reconnu plusieurs irrégularités, notamment une « disproportion évidente » dans les faits reprochés et un « doute sérieux sur la conformité de la notice au regard des règles de l’organisation ». Cette reconnaissance partielle marque une étape décisive dans le combat de Paul Watson, connu pour ses actions directes en mer contre la chasse aux cétacés, le braconnage maritime ou encore la surpêche illégale. Il devrait participer à la troisième Conférence des Nations unies sur les océans (UNOC3), qui se tiendra à Nice du 9 au 13 juin prochains. Une échéance symbolique, puisque la décision finale d’Interpol concernant la notice rouge est attendue à la même période.

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