Les lycéens en pleine galère d’orientation ont-ils enfin trouvé leur sauveur ? Alors que la date limite de formulation des vœux sur Parcoursup arrive à échéance aujourd’hui, les outils d’intelligence artificielle promettant d’éclairer les bacheliers sur leur avenir se multiplient. Mais peut-on vraiment faire confiance à un algorithme pour déterminer un projet de vie ?
Des applications comme Thotis, Hello Charly, OrkypIA ou Meoria prétendent aiguiller les élèves en fonction de leur profil, en analysant leurs spécialités, leurs centres d’intérêt et leurs aspirations. Mais si l’idée semble séduisante, l’efficacité laisse à désirer.
En testant l’IA en se mettant dans la peau d’une lycéenne en maths et physique-chimie, passionnée de cinéma et de basket, elle nous propose une liste de formations incluant une licence scientifique, une classe prépa, des études de santé et des formations sportives. Une proposition « cohérente » avec les matières étudiées, mais qui ne prend en compte ni les préférences pédagogiques, ni les exigences académiques des formations. Autrement dit, une réponse généraliste qui laisse les élèves face à leurs incertitudes.
Là où l’IA montre ses limites, c’est dans l’aspect humain du choix d’orientation. Un étudiant a-t-il le profil pour réussir en prépa ? Va-t-il s’épanouir en amphithéâtre ou préfère-t-il un encadrement plus proche comme en BTS ? L’intelligence artificielle ne sait pas répondre à ces questions, pourtant cruciales pour éviter les erreurs de parcours. Sans parler du fait qu’elle ne fournit aucune information sur la sélectivité des filières, laissant les élèves dans le flou quant à la faisabilité de leurs ambitions.
Loin d’être une solution miracle, ces outils peuvent néanmoins servir de première boussole pour les plus perdus. Mais ils ne remplacent ni les recherches personnelles, ni les conseils d’un professionnel de l’orientation. Car, au final, choisir son avenir demande plus qu’une simple requête dans un chatbot : il faut aussi savoir se poser les bonnes questions… et surtout, se donner le temps d’y répondre.