Mort de Bastien Payet à Reims : 15 ans de réclusion requis contre deux accusés, l’acquittement pour le troisième Au sixième jour du procès des trois jeunes hommes jugés pour avoir frappé à mort Bastien Payet, étudiant de 23 ans, l’avocate générale a requis ce jeudi 3 avril quinze ans de réclusion criminelle pour deux d’entre eux, Enzo Andolini et Oussama Zeroual. Tous deux sont accusés de violences en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner dans la nuit du 8 au 9 mars 2019, en plein centre-ville de Reims. Une enquête jugée incomplète Pour le troisième prévenu, Osman Dogan, l’avocate générale a demandé l’acquittement, faute de preuves suffisantes. Cette requête a été accueillie avec soulagement par l’intéressé, tandis que l’avocat de la famille de la victime, Me Gérard Chemla, a jugé les réquisitions "injustes". Du côté des parties civiles, une amie proche de Bastien s’est effondrée en larmes à l’énoncé de ces conclusions. Les débats ont mis en lumière les zones d’ombre d’une enquête jugée incomplète par plusieurs avocats. Les trois accusés, qui comparaissent libres, ont nié avoir porté les coups mortels et se sont rejeté la responsabilité. Selon un témoin, deux personnes se seraient acharnées sur la victime, dont l’une a été formellement reconnue. Une scène de violence fulgurante La violence de l’agression a été décrite par les proches de Bastien comme brève mais intense. En moins de trente secondes, il a été violemment frappé jusqu’à s’effondrer, inconscient, étouffant dans son sang. L’un des accusés est décrit comme un adepte de MMA, identifié par une des amies du jeune homme comme étant l’agresseur principal. Par ailleurs, une jeune femme, ex-compagne d’Osman Dogan, est poursuivie pour faux témoignage : elle avait menti en sa faveur avant de se rétracter. L’avocate générale a requis six mois de prison ferme à son encontre. Le verdict est attendu ce vendredi 4 avril.
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Au sixième jour du procès des trois jeunes hommes jugés pour avoir frappé à mort Bastien Payet, étudiant de 23 ans, l’avocate générale a requis ce jeudi 3 avril quinze ans de réclusion criminelle pour deux d’entre eux, Enzo Andolini et Oussama Zeroual. Tous deux sont accusés de violences en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner dans la nuit du 8 au 9 mars 2019, en plein centre-ville de Reims.

Une enquête jugée incomplète

Pour le troisième prévenu, Osman Dogan, l’avocate générale a demandé l’acquittement, faute de preuves suffisantes. Cette requête a été accueillie avec soulagement par l’intéressé, tandis que l’avocat de la famille de la victime, Me Gérard Chemla, a jugé les réquisitions « injustes ». Du côté des parties civiles, une amie proche de Bastien s’est effondrée en larmes à l’énoncé de ces conclusions.

Les débats ont mis en lumière les zones d’ombre d’une enquête jugée incomplète par plusieurs avocats. Les trois accusés, qui comparaissent libres, ont nié avoir porté les coups mortels et se sont rejeté la responsabilité. Selon un témoin, deux personnes se seraient acharnées sur la victime, dont l’une a été formellement reconnue.

Une scène de violence fulgurante

La violence de l’agression a été décrite par les proches de Bastien comme brève mais intense. En moins de trente secondes, il a été violemment frappé jusqu’à s’effondrer, inconscient, étouffant dans son sang. L’un des accusés est décrit comme un adepte de MMA, identifié par une des amies du jeune homme comme étant l’agresseur principal.

Par ailleurs, une jeune femme, ex-compagne d’Osman Dogan, est poursuivie pour faux témoignage : elle avait menti en sa faveur avant de se rétracter. L’avocate générale a requis six mois de prison ferme à son encontre. Le verdict est attendu ce vendredi 4 avril.

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