L’Université de Californie a annoncé vendredi qu’elle étudiait une proposition de règlement d’un milliard de dollars formulée par l’administration du président américain Donald Trump au profit de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA), après le gel de centaines de millions de dollars de financements fédéraux en raison de manifestations pro-palestiniennes sur le campus.
Selon l’université, le gouvernement a bloqué cette semaine 584 millions de dollars de fonds fédéraux destinés à l’UCLA. La mesure s’inscrit dans une série de sanctions envisagées par la Maison Blanche contre plusieurs établissements d’enseignement supérieur, accusés d’avoir toléré l’antisémitisme lors de mobilisations étudiantes opposées à la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza.
Donald Trump a menacé à plusieurs reprises de couper les subventions fédérales à de nombreuses universités jugées complaisantes envers ces manifestations. Les autorités fédérales estiment que certains campus n’ont pas protégé suffisamment les étudiants juifs, une accusation vivement contestée par des groupes de professeurs et de défenseurs des droits civiques.
Ces derniers ont saisi la justice, affirmant que le gel des financements et les menaces de coupes budgétaires ont créé un climat d’autocensure et porté atteinte à la liberté d’expression et à l’indépendance académique. Ils soulignent que les débats sur la guerre à Gaza, aussi polarisés soient-ils, relèvent de la mission universitaire de favoriser la discussion et la réflexion critique.
L’Université de Californie n’a pas précisé le calendrier de sa décision concernant l’offre de règlement, qui pourrait mettre fin à l’impasse financière, mais aussi à une bataille politique et juridique aux implications nationales pour la liberté académique aux États-Unis.