Le désamour pour le Livret A se confirme en ce début d’année. En février, les retraits ont dépassé les dépôts de 740 millions d’euros, selon la Caisse des dépôts, signe que les épargnants continuent de se détourner de ce placement traditionnel après la baisse de son taux de rémunération à 1,5% au 1er février.
Un désintérêt relatif dans un contexte d’inflation
Cette tendance, inhabituelle pour un mois généralement favorable à la collecte, s’inscrit dans un mouvement amorcé depuis l’automne. De nombreux Français privilégient désormais des produits plus rémunérateurs, comme l’assurance-vie, alors que le Livret A totalise encore 447 milliards d’euros d’encours. Le LDDS reste stable à 165,2 milliards d’euros, tandis que le Livret d’épargne populaire (LEP), mieux rémunéré, continue d’attirer avec une collecte nette positive.
Dans un contexte d’inflation persistante liée notamment aux tensions énergétiques, le Livret A pourrait toutefois retrouver de l’attrait à moyen terme. Historiquement considéré comme une valeur refuge, il pourrait bénéficier d’une remontée des taux si la hausse des prix se confirme. Par ailleurs, une partie importante de cette épargne est appelée à financer des projets stratégiques, notamment la construction de nouveaux réacteurs nucléaires, sans remise en cause du soutien au logement social.
Communauté
Commentaires
Les commentaires sont ouverts, mais protégés contre le spam. Les premiers messages et les commentaires contenant des liens passent par une validation manuelle.
Soyez le premier à commenter cet article.