Livre de Jordan Bardella : la régie MediaTransports sanctionnée 
Livre de Jordan Bardella : la régie MediaTransports sanctionnée 

La régie publicitaire MediaTransports, qui gère les espaces publicitaires dans les gares françaises et le métro parisien, a été reconnue « fautive » par le tribunal des activités économiques de Paris, mardi 8 avril. En cause : son refus d’afficher en octobre dernier la campagne publicitaire pour Ce que je cherche, le livre de Jordan Bardella, président du Rassemblement national, publié par les éditions Fayard. Le tribunal a estimé qu’il s’agissait d’une « inexécution fautive du contrat ». Il a rappelé que, même si les espaces de transport doivent observer une certaine neutralité politique, les contraintes liées à la promotion d’un livre écrit par un homme politique étaient parfaitement connues au moment de la signature du contrat. Seul le visuel final de la campagne manquait encore, mais l’auteur et le contexte de publication étaient, eux, déjà identifiés par les parties.

Une affaire à forte portée symbolique

Pour Jordan Bardella, ce jugement représente « une belle victoire de la liberté d’expression contre les réflexes totalitaires de la gauche », a-t-il déclaré sur le réseau social X. Les éditions Fayard ont de leur côté salué une décision qui « vient renforcer la protection des droits et la liberté d’expression ». Toutefois, le tribunal a rejeté leur demande d’exécution forcée de la campagne, ainsi que la possibilité de la remplacer par une autre opération de communication. Du côté de MediaTransports, la direction relativise la portée du jugement. « Le principe de neutralité politique dans les gares est conforté », a réagi Alexandra Lafay, directrice déléguée à la communication, qui précise que la condamnation porte uniquement sur une irrégularité de procédure.

Un ouvrage polémique au cœur d’un bras de fer

Ce que je cherche est le premier livre d’un cadre du RN à être publié par une maison d’édition de premier plan. Fayard appartient à Hachette Livre, filiale du groupe Lagardère, lui-même sous le contrôle de Vivendi, groupe dirigé par le milliardaire Vincent Bolloré. La parution de cet ouvrage a provoqué de vifs débats dans le monde de l’édition et au sein du secteur culturel. En parallèle, une autre polémique judiciaire a émergé, sans lien direct avec l’affaire Bardella : Me May Sarah Vogelhut, avocate de Yannick (sans plus de précisions dans le jugement), a annoncé vouloir faire appel d’une décision dans une affaire distincte, dénonçant une réquisition judiciaire jugée prématurée dans le cadre d’une enquête liée à Amazon. Le flou entoure encore cette affaire secondaire, évoquée en fin de procédure.

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