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Invité de l’émission « La question du jour » sur Judaïca FM, l’imam Hassen Chalghoumi, imam de Drancy et président de la Conférence des imams de France, s’est exprimé sur l’avenir du monde musulman et sur l’impact que pourrait avoir une éventuelle chute du régime des mollahs en Iran. Pour lui, la fin d’un pouvoir théocratique pourrait ouvrir une nouvelle séquence pour l’islam, en permettant à des voix plus modérées et spirituelles de s’exprimer davantage.

Selon lui, le régime iranien a longtemps instrumentalisé la religion pour consolider son pouvoir politique et diffuser une vision radicalisée de l’islam chiite bien au-delà de ses frontières. Cette utilisation politique de la foi a contribué à nourrir de nombreuses tensions au Moyen-Orient et à renforcer l’influence de courants extrémistes dans certaines régions du monde musulman.

Pour Hassen Chalghoumi, une évolution est toutefois possible. Dans de nombreux pays musulmans, explique-t-il, une partie des sociétés aspire à un islam apaisé, respectueux des libertés individuelles et capable de coexister avec d’autres religions et d’autres cultures.

Le président de la conférence des Imams de France, souligne également le rôle que peuvent jouer les musulmans vivant en Europe. En pratiquant leur religion dans des sociétés démocratiques, ils peuvent contribuer à montrer qu’il est possible de concilier foi, liberté de conscience et respect des lois républicaines.

Si l’avenir de l’Iran demeure incertain, Hassen Chalghoumi estime que la fin d’un régime théocratique ne signifierait pas l’affaiblissement de l’islam, mais au contraire la possibilité pour cette religion de retrouver pleinement sa dimension spirituelle, libérée de son instrumentalisation politique.

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