Haute-Garonne : un cadre de l’Éducation nationale mis en cause après des accusations de violences sexuelles sur mineure
Haute-Garonne : un cadre de l’Éducation nationale mis en cause après des accusations de violences sexuelles sur mineure

Une affaire judiciaire grave vise un responsable d’établissement scolaire en Haute-Garonne. Le proviseur adjoint du lycée Bagatelle, situé à Saint-Gaudens, a été mis en examen pour viol sur mineur par personne ayant autorité. Les faits reprochés auraient été commis sur une élève alors qu’elle était âgée de 17 ans et scolarisée dans l’établissement. L’enquête a été ouverte à la suite d’une plainte déposée par une jeune femme aujourd’hui âgée de 21 ans. Selon les éléments communiqués par le parquet, elle affirme avoir subi des faits de nature sexuelle alors qu’elle était mineure. Une seconde ancienne élève, âgée de 19 ans, a également déposé plainte, évoquant cette fois des faits de harcèlement scolaire. Ces accusations distinctes ont été jointes à la procédure en cours.

Des signalements internes à l’origine de la procédure

Les premiers signaux d’alerte remontent à l’été 2025. Un enseignant du lycée a effectué un signalement interne via une plateforme de l’Éducation nationale, indiquant que le proviseur adjoint échangeait des messages avec une élève. À la suite de ce signalement, l’intéressé a été suspendu de ses fonctions à titre conservatoire. Le rectorat de l’Académie de Toulouse avait alors confirmé qu’une élève de terminale s’était confiée à des membres de l’établissement à propos de messages jugés inappropriés. Parallèlement, un signalement a été transmis au procureur de la République, entraînant l’ouverture d’une enquête judiciaire. Dans ce contexte, l’épouse du fonctionnaire s’est également rendue auprès d’une psychologue de la police nationale. Elle aurait fait part de ses inquiétudes concernant les absences répétées de son mari et déclaré avoir découvert, sur son téléphone, des vidéos et messages à caractère sexuel impliquant des adolescentes.

Une interpellation suivie d’aveux partiels

L’homme, âgé d’une cinquantaine d’années, a été interpellé le 15 janvier à son domicile, situé dans les Hautes-Pyrénées. Placé en garde à vue, il a reconnu avoir entretenu des relations sexuelles qu’il a qualifiées de consenties avec des mineures, selon les informations communiquées par le parquet de parquet de Saint-Gaudens. La qualification pénale retenue, viol sur mineur par personne ayant autorité, expose le mis en examen à de lourdes sanctions en cas de condamnation. L’enquête se poursuit afin de déterminer précisément les circonstances des faits, d’évaluer la chronologie des événements et d’identifier d’éventuelles autres victimes. À ce stade, le principe de la présomption d’innocence s’applique. Les autorités judiciaires indiquent que les investigations se poursuivent, notamment par l’analyse des éléments numériques saisis et par de nouvelles auditions.

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