Festival de Trélivan : il reçoit un coup de pied extrêmement dangereux en pleine tête
Festival de Trélivan : il reçoit un coup de pied extrêmement dangereux en pleine tête

Ce 30 juin 2024, la fête aurait pu virer au drame. Alors que le festival L’Armor à Sons battait son plein à Trélivan, dans les Côtes-d’Armor, une altercation devant un food-truck s’est terminée par un coup de pied d’une violence rare. Une insulte lancée à la compagne d’un festivalier a déclenché une réaction brutale : l’agresseur, un homme de 27 ans, a frappé au sol la victime « comme on tape dans un ballon de football », selon les mots du juge. L’impact lui a fracturé le crâne. Il a fallu poser une plaque en titane sur son front.

Une chute, des fractures, des mois de silence

Les deux hommes ne se connaissaient pas. La scène s’est jouée en pleine nuit, à 1 h 30, dans la file d’attente d’un stand de restauration. Déséquilibrée, la victime tombe. Son agresseur, au lieu de reculer, envoie son pied dans la tête de l’homme au sol. La suite est clinique : perte de connaissance, prise en charge en urgence à Dinan, transfert immédiat vers le CHU de Pontchaillou à Rennes, incapacité de travail prolongée. L’exploitant agricole, dans la trentaine, a dû abandonner son exploitation pendant plusieurs mois. Son GAEC s’est d’ailleurs constitué partie civile pour obtenir réparation du préjudice subi. Face au tribunal de Dinan, l’auteur des faits assure n’avoir jamais levé la main sur personne avant cette nuit-là. Père de famille, inséré professionnellement, il se décrit comme calme et habitué à désamorcer les conflits. Mais il a fui. Il n’a pas porté secours, ne s’est pas dénoncé. 

Une violence que rien ne justifie

Ce n’est que plusieurs mois plus tard, grâce à un appel à témoins lancé sur les réseaux sociaux par les proches de la victime, que les enquêteurs ont identifié sa compagne. Le bracelet de paiement sans contact utilisé ce soir-là a permis de remonter jusqu’à elle. Le tribunal a rappelé que « rien ne justifie une telle violence ». La procureure de la République a souligné la gravité du geste, évoquant ces cas où un seul coup peut entraîner la mort. La sanction est tombée : douze mois de prison avec sursis, trois ans d’inéligibilité, indemnisation de la victime, de sa compagne et de son exploitation. Des expertises complémentaires permettront d’évaluer l’impact définitif des blessures. Le festival, lui, garde la cicatrice silencieuse d’un acte qui a frôlé l’irréparable.

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