Les juges inflexibles, la situation se tend
Les juges inflexibles, la situation se tend

Le tribunal de Versailles ou les bancs d’examen à Barcelone. Voilà le dilemme auquel est confronté un étudiant de 23 ans, domicilié dans les Yvelines, mis en examen pour apologie du terrorisme et incitation à la haine après des publications favorables au Hamas. Son procès, renvoyé au 12 juin, coïncide avec ses partiels universitaires en Espagne.

Publications radicales et contrôle judiciaire strict

Entre septembre 2024 et janvier 2025, l’étudiant a publié sur les réseaux sociaux X et TikTok une série de messages à la gloire du Hamas, qualifiant de « martyrs » les auteurs des attaques du 7 octobre contre Israël et justifiant la violence comme « dernier recours ». Des propos qui lui valent aujourd’hui une comparution pour apologie d’actes terroristes et provocation publique à la haine. Alors qu’il devait être jugé le 20 mai, un défaut de communication de la procédure à son avocat a conduit au report du procès au 12 juin. Problème : l’étudiant doit passer ce même jour ses examens de fin d’année à Barcelone, dans le cadre d’un programme Erasmus. Le contrôle judiciaire qui pèse sur lui lui interdit de quitter le territoire.

Les juges inflexibles, la situation se tend

Malgré la demande de son avocat de lui restituer sa carte d’identité – tout en conservant son passeport – pour lui permettre de passer ses examens et revenir, le tribunal est resté inflexible. Résultat : s’il quitte la France, il contrevient à ses obligations et s’expose à un mandat d’arrêt. S’il reste, il sacrifie son année universitaire et compromet son projet de master. Pris en étau entre la justice antiterroriste et la fin de son cursus, l’étudiant devra choisir. Défendre sa liberté ou défendre sa place à l’université.

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