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Barbara Tite, une Britannique de 67 ans, a vécu une expérience traumatisante lors d’une opération à l’hôpital général de Milton Keynes. Admise pour traiter une perforation intestinale, elle se souvient avoir été profondément sédatée par l’équipe médicale. Cependant, elle a ensuite pris conscience qu’elle était éveillée sur la table d’opération, sans pouvoir bouger ni parler, décrivant cette expérience comme “effrayante et horrible” dans une interview accordée à la BBC.

Allongée sur la table d’opération glaciale, Barbara Tite a vécu ce qu’elle décrit comme “un véritable cauchemar”. “Ce genre de scène n’existe que dans les films d’horreur”, confie-t-elle. Malgré la panique, elle a réussi à bouger sa main droite, un geste qui a alerté les médecins, leur permettant d’intensifier l’anesthésie.

Aujourd’hui, après une quarantaine d’interventions chirurgicales dans sa vie – notamment pour traiter une tumeur – sans qu’un tel incident ne survienne, Barbara Tite souffre d’un syndrome de stress post-traumatique. Au micro de la BBC, elle explique avoir entamé des démarches pour obtenir une indemnisation et un accompagnement spécialisé afin de surmonter ce traumatisme.

“Chaque patient doit pouvoir être soigné en toute sécurité”

Interrogé par la BBC, un porte-parole de l’hôpital a exprimé ses regrets face à l’épreuve vécue par Mme Tite, assurant que l’établissement était “profondément désolé qu’elle ait traversé une telle détresse”. Il a également réaffirmé l’engagement de l’hôpital à garantir la sécurité et le bien-être de tous ses patients.

Ce phénomène, connu sous le nom de “conscience peropératoire”, est rare mais peut avoir des conséquences psychologiques graves. Selon une étude britannique menée par le Royal College of Anaesthetists et l’Association des anesthésistes de Grande-Bretagne et d’Irlande, environ un patient sur 19 000 rapporte une telle expérience. Les patients concernés décrivent des sensations de panique, d’état de choc et de paralysie, se sentant conscients mais incapables de communiquer. Certains témoignages font état de séquelles à long terme, comme des cauchemars récurrents. 

L’hôpital général de Milton Keynes, où s’est déroulée l’opération de Barbara Tite, est un établissement de santé reconnu pour ses efforts en matière d’innovation et de gestion des dispositifs médicaux. Il a notamment mis en place un système de suivi par RFID pour améliorer la disponibilité et l’efficacité des équipements médicaux. 

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