Contrôle sous tension dans un TGV Paris-Dijon : un passager ivre insultant bientôt jugé
Contrôle sous tension dans un TGV Paris-Dijon : un passager ivre insultant bientôt jugé

Le trajet entre Paris et Dijon a connu une fin de parcours agitée dimanche 3 août. À bord du TGV, un homme de 43 ans, fortement alcoolisé, s’en est violemment pris à une contrôleuse SNCF, l’insultant à plusieurs reprises. Les faits se sont déroulés en pleine journée, devant plusieurs passagers. À l’arrivée en gare de Dijon, les forces de l’ordre attendaient le fauteur de trouble. L’homme, domicilié à Dijon, a été interpellé sur le quai et placé en garde à vue. Il a reconnu les faits lors de son audition. Selon les premières constatations, les insultes n’étaient ni racistes ni discriminatoires, mais ont été jugées suffisamment graves pour faire l’objet d’une plainte déposée par l’agente SNCF.

Une audience prévue au printemps

Le quadragénaire devra répondre de ses actes devant le tribunal correctionnel de Dijon le 15 mai prochain. Il est poursuivi pour outrage à personne chargée d’une mission de service public. Un délit qui, selon les circonstances, peut être puni de peines allant jusqu’à un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende. Ce type d’incident, bien que non isolé, suscite régulièrement l’inquiétude des personnels ferroviaires. La SNCF rappelle que les contrôleurs et contrôleuses font l’objet d’un nombre croissant d’agressions verbales ou physiques, en particulier lors des périodes de forte affluence estivale.

Un climat de tension qui inquiète

L’entreprise publique a déjà engagé plusieurs campagnes de sensibilisation et renforce régulièrement les patrouilles de sûreté dans les trains les plus fréquentés. Mais pour les syndicats de cheminots, ces mesures restent insuffisantes au regard de la banalisation des comportements agressifs. Du côté des usagers, les réactions oscillent entre incompréhension et soutien au personnel. Dans ce cas précis, plusieurs témoins ont salué le sang-froid de la contrôleuse face à un passager en état d’ébriété avancé, dont l’attitude aurait pu dégénérer davantage sans l’intervention rapide des agents de police à quai.

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