Quarante ans après la mort du petit Grégory Villemin, la justice française n’est toujours pas parvenue à identifier le ou les coupables. Les dernières analyses ADN, réalisées à la demande des parents de l’enfant, n’ont rien révélé de concluant, selon des informations de nos confrères de Franceinfo confirmées par le parquet de Dijon. Malgré les moyens déployés, l’énigme judiciaire reste entière.
Aucune avancée grâce aux nouvelles technologies
Ces expertises, ordonnées l’an dernier, portaient sur plusieurs pièces emblématiques de l’affaire : les cordelettes retrouvées sur le corps de l’enfant, son anorak, son menton, ainsi que plusieurs lettres envoyées par le « corbeau ». Les enquêteurs espéraient y déceler des traces génétiques exploitables, ou croiser les données avec les profils de certains membres de la famille Villemin. Des analyses de fréquence vocale avaient également été engagées pour tenter d’identifier l’auteur des appels anonymes. Mais selon le procureur général Philippe Astruc, aucun « élément significatif » n’est ressorti de ces nouvelles investigations. L’espoir, une fois de plus, s’est évaporé.
Un dossier figé, une famille toujours en attente de vérité
La piste d’un règlement de comptes familial reste, selon la justice, « l’hypothèse dominante ». Mais après quatre décennies, l’absence de preuves concrètes empêche toute mise en cause. Le dossier judiciaire continue donc de tourner à vide, malgré l’émotion intacte suscitée par cette affaire hors norme. À ce jour, ni les technologies les plus avancées ni les multiples relances judiciaires n’ont permis de sortir du flou. Et la famille Villemin, elle, reste suspendue à une vérité qui tarde désespérément à surgir.