Face aux polémiques récurrentes, des sénateurs centristes ont déposé une proposition de loi visant à permettre aux établissements déjà autorisés à ouvrir le dimanche, comme les boulangers et les fleuristes, d’ouvrir également le 1er mai. Soutenue par le gouvernement, cette initiative entend « adapter le droit aux réalités du terrain » sans remettre en cause le caractère férié et chômé de la fête du Travail.
Un texte pour combler un vide juridique
Jusqu’ici, l’ouverture des boulangeries le 1er mai reposait sur une dérogation devenue caduque après une décision de la Cour de cassation en 2006, plongeant les artisans dans un flou juridique. La nouvelle proposition prévoit qu’une liste d’activités autorisées à ouvrir ce jour-là soit fixée par décret, sur le modèle du régime dominical. Les auteurs du texte espèrent son adoption avant l’été.
La ministre du Travail, Christine Vautrin, a affirmé que le gouvernement « soutiendra cette initiative », estimant qu’elle sécurise juridiquement les professions concernées, tout en garantissant le volontariat des salariés. Cette mesure intervient après que cinq boulangers de Vendée ont été relaxés, poursuivis pour avoir bravé l’interdiction d’ouverture le 1er mai 2024.
Malgré ce soutien, la CGT a dénoncé toute tentative de « remise en cause du caractère férié et chômé du 1er mai », réaffirmant son appui aux contrôles de l’inspection du travail pour faire respecter la loi actuelle.