La mini-série américaine « Les Quatre Saisons », mise en ligne le 1er mai sur Netflix, revisite les ressorts du couple et de l’amitié à travers une chronique douce-amère portée par un casting prestigieux. Adaptée librement du film éponyme de 1981, la série suit six amis quinquagénaires confrontés aux bouleversements d’une séparation tardive. Sous ses airs de comédie légère, le récit propose une observation fine des liens conjugaux et des amitiés durables.
Un divorce qui agit comme un révélateur collectif
Tout commence par un rendez-vous annuel : trois couples unis depuis l’université partent ensemble célébrer les 25 ans de mariage de deux d’entre eux, Nick (Steve Carell) et Anne (Kerri Kenney-Silver), dans leur maison de vacances. Mais l’annonce du divorce imminent de ce duo, au cœur du groupe, fait l’effet d’un séisme. Nick revient l’année suivante accompagné d’une nouvelle compagne bien plus jeune, et ce changement de dynamique ébranle les autres binômes, forçant chacun à revisiter ses propres certitudes.
Au fil de huit épisodes d’environ trente minutes, la série aborde une variété de thèmes intimes – solitude après 50 ans, vieillissement, communication bancale, remise en question de la routine, aspirations refoulées – sans tomber dans les clichés du genre. Selon le synopsis officiel, il s’agit d’« une lettre d’amour aussi sincère qu’hilarante aux mariages longs et aux amitiés de toujours ».
Une comédie mélancolique portée par des piliers de l’humour américain
Réalisée par Tina Fey, déjà acclamée pour ses séries « 30 Rock » et « Unbreakable Kimmy Schmidt », « Les Quatre Saisons » repose sur un casting haut de gamme : Steve Carell, Tina Fey, Will Forte, Colman Domingo, Marco Calvani et Erika Henningsen. Tous interprètent des personnages sur le fil, à la fois drôles, lucides et fragiles. Les situations, tantôt absurdes tantôt poignantes – un remariage qui tourne au fiasco, une tempête dans un hôtel de yourtes, une virée tequila aux conséquences douteuses – ponctuent la narration d’épisodes souvent drôles mais toujours chargés de sens.
Si certains comparent déjà la série à « The White Lotus » pour son cadre de vacances et sa radiographie des rapports humains, la créatrice choisit ici un ton plus intime et moins satirique. En explorant quatre escapades sur une année, elle donne à voir les micro-fissures et les grandes cassures qui menacent les amitiés anciennes autant que les relations amoureuses établies.
Disponible depuis le 1er mai sur Netflix, « Les Quatre Saisons » confirme que les comédies sentimentales peuvent aussi être des laboratoires d’observation sociale. Derrière l’humour, une réalité : aimer, c’est parfois se perdre pour mieux se retrouver.