Titanic : une milliardaire réclame près de 800 000 € pour une expédition avortée
Titanic : une milliardaire réclame près de 800 000 € pour une expédition avortée Titanic : une milliardaire réclame près de 800 000 € pour une expédition avortée

Elle avait réservé sa place pour une aventure hors normes, un voyage dans les profondeurs à bord du célèbre sous-marin Titan. Mais Karen Lo, héritière milliardaire, n’a jamais embarqué. Aujourd’hui, elle réclame près de 800 000 euros à la société organisatrice, Cookson’s Adventures, après l’annulation de son expédition prévue en 2018. Une affaire qui ressurgit dans l’ombre de la tragédie survenue cinq ans plus tard, lorsque le Titan a implosé au fond de l’Atlantique.

Une expédition fantôme à prix d’or

En 2018, Karen Lo débourse 680 000 livres sterling (environ 788 800 €) pour participer à une expédition sous-marine de deux semaines organisée par Cookson’s Adventures, dirigée par Henry Cookson. Objectif : plonger jusqu’à l’épave du Titanic grâce au submersible Titan, opéré par la société OceanGate. Mais la plongée est annulée pour raisons techniques. La suite ? Aucune reprogrammation, aucun départ, et un contrat qui reste lettre morte. Depuis, la jeune femme n’a jamais retenté l’expérience. En juin 2023, le drame éclate : le Titan implose pendant une plongée avec cinq personnes à bord, dont le fondateur d’OceanGate. L’avenir des expéditions vers le Titanic s’éteint avec eux. Pour Karen Lo, ce voyage est désormais impossible. Elle veut récupérer son investissement initial, majoré de 8 % d’intérêts, soit une réclamation totale d’environ 852 000 €.

Une relation personnelle en toile de fond

La société organisatrice refuse de rembourser, arguant que la cliente aurait pu reprogrammer sa participation à l’expédition. Le contrat prévoyait d’ailleurs un avoir intégral pour les clients impactés par l’annulation de 2019. Mais aucune autre plongée ne s’est tenue en 2019 ou 2020, et OceanGate n’a jamais repris les opérations. L’affaire prend une tournure plus délicate encore par les liens personnels entre Karen Lo et Henry Cookson, qui se fréquentaient dans le cercle des ultra-riches. La plaignante estime avoir engagé des dépenses injustifiées pour un voyage qui n’a jamais existé, et accuse la société d’avoir failli à ses engagements contractuels. Le litige, pour l’instant non résolu, devrait être prochainement soumis à un juge. À moins qu’un accord ne soit trouvé avant. Une affaire de gros sous, mais aussi de confiance brisée — dans un monde où le luxe se rêve désormais à 4 000 mètres sous la surface.

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