La cour d’appel de Versailles a condamné une femme de 42 ans pour avoir tenté d’obtenir 30.000 euros auprès de l’animateur, alors qu’il était mis en cause dans une autre procédure judiciaire.
Une condamnation confirmée, mais une peine légèrement modifiée
La femme poursuivie pour avoir tenté de faire chanter Sébastien Cauet a été condamnée ce mardi en appel à deux ans et demi de prison, dont un an avec sursis, soit un an et demi de prison ferme. La décision a été rendue par la cour d’appel de Versailles, qui a retenu la tentative de chantage visant l’animateur radio. En première instance, fin janvier, le tribunal correctionnel de Nanterre l’avait condamnée à trois ans de prison, dont un an et demi avec sursis. La peine globale est donc réduite en appel, mais la partie ferme demeure de 18 mois.
30.000 euros réclamés par SMS
Le dossier reposait notamment sur des messages envoyés depuis le téléphone de la prévenue. Dans ces SMS, elle réclamait 30.000 euros à Sébastien Cauet, à un moment où l’animateur était déjà visé par des accusations de violences sexuelles. Lors de l’audience en appel, la femme de 42 ans a reconnu les faits. Elle a admis avoir tenté de profiter du contexte judiciaire entourant l’animateur pour lui soutirer de l’argent.
Deux procédures distinctes
Cette condamnation concerne uniquement la tentative de chantage visant Sébastien Cauet. Elle est juridiquement distincte de l’autre dossier dans lequel l’animateur est mis en examen pour des viols et une agression sexuelle entre 1997 et 2014, au préjudice de quatre femmes, dont trois étaient adolescentes au moment des faits. L’instruction se poursuit à Paris.
Sébastien Cauet conteste fermement les accusations portées contre lui dans cette autre procédure.
La défense de Cauet salue une décision lourde
L’avocate de Sébastien Cauet a accueilli la décision comme une reconnaissance du statut de victime de son client dans cette affaire de chantage. Elle estime que la sanction confirme la gravité des faits retenus contre la prévenue.
De son côté, l’avocat de la femme condamnée juge la sanction trop lourde. Il souligne que sa cliente a finalement reconnu les faits en appel et estime que la justice n’a pas suffisamment pris en compte son parcours personnel ni sa situation familiale.