Patrick Bruel a publié ce dimanche soir un long message sur Instagram après les accusations de viol formulées par Flavie Flament. L’animatrice et autrice a annoncé avoir déposé plainte contre lui pour des faits qu’elle situe en 1991, alors qu’elle était mineure. Patrick Bruel conteste fermement ces accusations.
« Il n’y eut ni viol, ni drogue » : Patrick Bruel dément
Dans ce message, l’artiste affirme avoir « beaucoup hésité » avant de s’exprimer, expliquant avoir jusqu’ici réservé sa parole à la justice. Il reconnaît avoir rencontré Flavie Flament dans les années 1990 et évoque une « brève histoire », mais nie tout rapport imposé, toute violence et toute drogue.
Cette prise de parole fait suite aux accusations d’une trentaine de femmes qui l’accusent de violences sexuelles, ce qu’il réfute. Concernant Flavie Flament, ses avocats avaient déjà affirmé qu’il ne l’avait « jamais droguée » et ne lui avait « imposé aucun rapport ».
La justice appelée à trancher
Patrick Bruel insiste dans son message sur la présomption d’innocence et dit vouloir se défendre devant la justice. À ce stade, les faits dénoncés relèvent d’accusations contestées, et aucune décision judiciaire n’a établi la culpabilité du chanteur.
Voici le message intégral de Patrick Bruel :
« J’ai beaucoup hésité avant de m’exprimer.
Depuis deux mois, je choisis de réserver ma parole à la Justice. Mais je ne peux plus laisser dire sans réagir des choses aussi contraires à ce que je suis, et se propager des allégations, des rumeurs parfois absurdes et écœurantes, au détriment de la vérité.
J’ai rencontré Flavie Flament dans les années 90. Ma carrière avait commencé, elle débutait la sienne. Nous nous sommes croisés, nous nous sommes revus quelques fois, nous avons eu ensemble une brève histoire.
Cette relation ne fut ni violente, ni contrainte, ni sournoise. Il n’y eut ni viol, ni drogue. Je ne l’ai jamais maltraitée, ni abandonnée devant un « hôtel sordide ».
Ceux qui nous connaissaient alors, ceux qui nous ont connus depuis, ceux qui nous ont vus nous retrouver au fil des années, sur des plateaux comme dans la vie, n’ont jamais perçu entre nous autre chose qu’une complicité née de souvenirs communs.
Je ne comprends pas pourquoi, soudainement aujourd’hui, Flavie Flament raconte une histoire différente et sordide, et porterait plainte contre moi. Je sais simplement que cette histoire est fausse.
Jamais je n’ai forcé une femme. Jamais je n’ai drogué, manipulé ou cherché à soumettre qui que ce soit. Je ne me suis jamais servi de ma notoriété pour abuser de quiconque et obtenir des relations non consenties.
Je comprends que notre différence d’âge puisse faire réagir aujourd’hui. Je comprends aussi que la notoriété ou le statut peuvent biaiser une relation de séduction.
On dira peut-être que ce message est complexe, dans une société où tout doit être noir ou blanc. En réalité, il est simple : je n’ai jamais forcé une femme. Et je n’ai jamais voulu blesser.
Et si j’ai pu heurter qui que ce soit, je le regrette sincèrement.
Depuis des semaines, plusieurs voix réclament ma condamnation sur la place publique, sans procès, comme si la pluralité des accusations suffisait à établir une vérité.
Ce sera à la Justice, en laquelle j’ai toute confiance, de faire toute la lumière sur ces accusations; elle l’a déjà fait par le passé.
Je me battrai devant elle pour défendre la vérité. Je me défendrai, pour ceux qui me soutiennent, pour ma famille, pour mon équipe, pour mes amis, pour mon public avec lequel j’ai un lien fidèle et indéfectible, pour tous ceux qui refusent que notre société renonce à ses principes les plus fondamentaux : la présomption d’innocence, le droit à une enquête équitable, et la Justice.
Dans ce temps, je continuerai de faire mon métier, avec le même dévouement et la même passion.
Patrick »