La bataille juridique la plus médiatique de l’année à Hollywood devra patienter. Le très attendu procès opposant Blake Lively à Justin Baldoni, initialement prévu le 9 mars prochain, a été officiellement reporté au 18 mai 2026 par le juge Lewis Liman du tribunal de Manhattan. La raison ? Une simple question de calendrier judiciaire, les procès criminels ayant priorité. Ce délai supplémentaire laisse aux deux camps plusieurs mois pour préparer une confrontation qui promet d’être âpre, tant les accusations sont graves et les enjeux colossaux pour les deux stars.
Une affaire née sur le plateau de « It Ends with Us »
Le conflit trouve son origine sur le tournage du film It Ends with Us (adapté en français sous le titre Jamais plus) en 2024. Blake Lively, 38 ans, avait initialement porté plainte contre Justin Baldoni – son partenaire à l’écran et réalisateur du film – pour harcèlement sexuel, dénonçant un « préjudice moral grave ». Ses accusations, révélées en une du New York Times, sont précises : elle reproche notamment à Baldoni d’avoir improvisé des scènes de baiser non prévues au script, et au producteur Jamey Heath de l’avoir observée seins nus dans sa loge malgré son malaise exprimé. Des allégations qui ont immédiatement électrisé l’industrie.
Une escalade judiciaire sans précédent
La réponse de Justin Baldoni a été rapide et violente. L’acteur, également producteur via sa société Wayfarer Studios, a non seulement nié avec force les accusations, mais a lancé une contre-offensive en règle. Il a poursuivi Blake Lively et son mari, Ryan Reynolds, pour diffamation et extorsion, affirmant que le couple cherchait à « voler le contrôle » du film et de sa promotion, et à le faire passer pour un « prédateur sexuel ». Une guerre des étoiles où chaque camp campe sur ses positions, aucun n’ayant manifesté, pour l’instant, la moindre intention de règlement à l’amiable.
Un premier round judiciaire déjà remporté par Blake Lively
Ce report intervient après une première victoire significative pour le camp Lively. En juin dernier, le juge Liman avait rejeté la plainte en diffamation déposée par Baldoni contre le New York Times, estimant que le journal n’avait fait que relayer des éléments contenus dans une procédure judiciaire officielle. Les poursuites contre Blake Lively et Ryan Reynolds avaient également été écartées. À l’époque, les avocats de l’actrice avaient parlé d’une « victoire totale » face à une « plainte en représailles ». Un revers qui n’a pourtant pas calmé l’ardeur de Justin Baldoni, dont le représentant a réaffirmé mardi son engagement à « mener cette affaire à son terme ».
Alors que Hollywood retient son souffle, ce report de deux mois offre un sursis médiatique, mais aussi un temps de préparation crucial. En mai 2026, ce ne seront pas seulement deux carrières qui seront sur le banc des accusés, mais aussi les pratiques au sein de l’industrie du cinéma. Le procès s’annonce comme un moment de vérité, bien au-delà du simple clash entre célébrités.