EXCLUSIF - Scandale sexuel à Miss France, Hubert Guérin fait de nouvelles révélations et répond aux attaques : "Les réactions de Camille Cerf et Sylvie Tellier sont symptomatiques d’une institution qui veut se protéger. D'autres témoignages vont arriver, et ça va faire du bruit." (DR)
EXCLUSIF – Scandale sexuel à Miss France, Hubert Guérin fait de nouvelles révélations et répond aux attaques : « Les réactions de Camille Cerf et Sylvie Tellier sont symptomatiques d’une institution qui veut se protéger. D’autres témoignages vont arriver, et ça va faire du bruit. » (DR)

Par Jérôme Goulon. Vendredi dernier, Hubert Guérin, dernier collaborateur de Geneviève de Fontenay, a lâché une véritable bombe dans Tout beau tout n9uf, la nouvelle émission de Cyril Hanouna diffusée sur W9. Venu faire la promotion de son nouveau livre, Miss France, du rêve à la réalité, ce dernier a affirmé que depuis 40 ans, le concours de Miss France était entaché par des agressions sexuelles. Ces révélations ont reçu un accueil partagé : si certains se félicitent que l’omertà soit enfin brisée, d’autres se montrent plus sceptiques. À Entrevue, nous connaissons bien Hubert Guérin. En 2020, alors qu’il était déjà en préparation de son livre, il nous avait contacté, Entrevue ayant révélé de nombreux scandales autour de Miss France. Nous l’avions ensuite interviewé, et il nous avait révélé à son tour certains scandales, avec notamment des soupçons de tricherie dans le concours. Mais cette fois-ci, les accusations vont bien plus loin, puisqu’il s’agit d’agressions sexuelles. Face à la tempête provoquée par les déclarations d’Hubert Guérin, nous l’avons de nouveau interviewé, lui avons demandé ce qu’il en était précisément et l’avons fait réagir sur ses détracteurs et ceux qui mettent sa parole en doute, que ce soir Camille Cerf, Sylvie Tellier ou encore Xavier de Fontenay. Une chose est sûre, la tempête est loin d’être terminée…

Jérôme Goulon : Votre livre sur les Miss France sort ce 8 septembre. Qu’est-ce qu’on peut y trouver ?
Hubert Guérin : C’est un livre qui raconte l’histoire du concours Miss France, une institution populaire, télévisuelle et patrimoniale. Ma volonté était de raconter 100 ans d’un concours qui fait rêver, 100 ans d’un concours de belles histoires, mais aussi 100 ans d’une institution qui parfois a broyé des candidates. Donc l’idée de ce livre, c’est de montrer que Miss France, c’est toujours l’amour et les paillettes, mais c’est aussi horreur.

Quand vous dites que c’est une machine à broyer des candidats, vous pensez à quoi ?
La plupart des candidats que j’ai pu interroger parlent de pressions psychologiques, de pressions au niveau du poids, de harcèlement, de dépression, d’une année extrêmement compliquée. Être Miss France, c’est un métier. Ce n’est pas simplement défiler en maillot de bain sur des scènes et sourire aux Français. Elles sont souvent loin de leur famille, elles se retrouvent toutes seules, elles ne sont pas toujours très bien entourées. On a également une très forte pression médiatique, de plus en plus importante, ainsi qu’une pression sur les réseaux sociaux. Il faut toujours être parfaite. Et parfois, cette pression de perfection peut déstabiliser des reines de beauté.

Certains s’interrogent sur votre légitimité à écrire un livre sur Miss France. Pouvez-vous nous rappeler votre lien avec ce concours ?
Aujourd’hui, je suis professeur d’histoire et de géographie. J’ai été le dernier collaborateur de Geneviève de Fontenay. Je l’ai accompagnée jusqu’en janvier 2023, elle est décédée en août. Donc en tant que collaborateur, j’ai eu un poste d’observation exceptionnel sur la mécanique des concours de beauté et des coulisses. J’ai aussi publié un livre, La dame au chapeau, qui est la première biographie posthume de Geneviève de Fontenay. Et là, je publie Miss France, du rêve à la réalité, pour raconter l’histoire de l’élection depuis 100 ans.

Dans votre livre, vous évoquez des agressions sexuelles. Votre passage chez Cyril Hanouna a beaucoup fait parler. Que dénoncez-vous exactement ?
Au cours de cette enquête, j’ai interviewé beaucoup de reines de beauté, qu’elles soit Miss France, Miss régionales, Miss départementales ou simples candidates, et j’ai découvert, assez horrifié, qu’un certain nombre d’entre elles avaient été victimes d’agressions sexuelles. Ça va de la main aux fesses au harcèlement de rue, jusqu’à des fellations forcées, voire le viol. Les violences peuvent aussi être physiques. C’est important de briser l’omertà, car en écoutant ces reines de beauté, je me suis rendu compte qu’elles n’avaient pas le courage de parler, qu’elles avaient peur de ne pas être crues. Elles ont également très peur de la médiatisation de ces affaires.

«Il faut impérativement que les comités locaux et régionaux fassent le ménage et chassent les prédateurs sexuels

De quoi ont-elles peur ?
Dès le niveau local, il y a la compétition, il y a la perspective de la couronne de Miss France. Elles savent pertinemment que si elles dénoncent des violences, elles seront automatiquement mises sur la touche. Et il y a également des questions d’abus de pouvoir. Les Miss sont souvent confrontées, en général, à des photographes. La photo est un prétexte à agression chez les Miss. Elles ont besoin de ces photographes. Elles ont besoin des réseaux sociaux. Donc souvent, elles tombent sur des photographes véreux qui les font rêver, en leur disant que si elles acceptent des photos, qu’elles pourront devenir des Miss France, qu’elles seront mises en valeur dans le comité, qu’elles seront recommandées, etc. Donc, forcément, la plupart des Miss tombent dans le panneau. Et le piège se referme sur elles. Et donc, aujourd’hui, pour moi, le but, c’est briser l’omertà, leur permettre de parler, même de manière anonyme. C’est important pour les générations futures. Aujourd’hui, le concours Miss France continue de recevoir plus de 10 000 candidates par an. Et il faut impérativement que les comités locaux et régionaux fassent le ménage et chassent les prédateurs sexuels.

L’organisation est complice ?
Non. Il est extrêmement important de préciser que ce n’est pas le concours Miss France qui organise les agressions. Je ne dénonce pas un système d’agressions. Je dénonce des prédateurs sexuels individuels identifiés par les Miss, identifiables, et qui agissent au sein des comités. Je veux également souligner que les candidates à l’élection de Miss France sont protégées au niveau national depuis une quinzaine d’années. En revanche, et c’est ce que je dénonce, ça continue au niveau local.

Pour que l’on comprenne bien, qui sont les victimes, et sur quelle période ont eu lieu les faits que vous dénoncez ?
Les faits que je dénonce remontent sur une quarantaine d’années. Ça concerne quelques Miss France, mais aussi et surtout principalement des candidates régionales, départementales et locales. Depuis mon passage chez Cyril Hanouna, je reçois des messages de candidates qui me disent «Moi aussi, j’étais victime, j’aimerais bien parler, comment faire ? », ou «Je connais quelqu’un qui a été victime.» J’ai dégoupillé une véritable bombe. Je reçois sur mon compte Instagram un nombre incalculable de messages de jeunes filles qui ont été candidates à divers échelons du concours, et qui ont également été agressées, ou qui se sont senties agressées.

Que voulez-vous dire par «se sont senties agressées» ?
Cette notion est très importante. Parfois, les candidates n’ont pas forcément été agressées physiquement. Mais elles se sont senties agressées par des réflexions, par des messages, par des invitations. Et il faut aussi respecter ce sentiment d’agression, qui est extrêmement important, puisqu’il constitue une agression. Quand on envoie une «dick pic» à une reine de beauté ou à une candidate, quand on lui fait une proposition graveleuse par SMS ou qu’on lui dit par exemple «Est-ce que t’es vierge?», c’est une agression sexuelle.

Comment avez-vous recueilli ces témoignages ?
Ça s’est fait de deux manières. Premièrement, c’était moi qui prévoyais des interviews avec des reines de beauté, qu’elles soient Miss France, Miss régionales ou simplement candidates, pour avoir leur ressenti sur le concours dans le cadre de mon livre sur l’histoire de Miss France. Je suis directement allé voir les personnes. Et au fil des interviews, le sujet des agressions sexuelles a été abordé. Mon livre est basé sur des témoignages précis.

Est-ce que la direction de Miss France était au courant ?
En ce qui concerne Geneviève de Fontenay, elle m’a assuré qu’elle n’était pas au courant des agressions sexuelles caractérisées. Elle savait qu’il pouvait y avoir des comportements parfois un peu graveleux. Mais Geneviève de Fontenay, c’était une autre génération. Quand une Miss France se prenait une main aux fesses, ce n’était pas considéré comme grave… Alors qu’en réalité, c’est une agression sexuelle. Beaucoup de Miss de cette époque-là, que j’ai pu interviewer, ont subi ce genre de choses. C’était pour la plupart des mains en fesse, des choses graveleuses, des réflexions, parfois même des courriers à caractère pornographique. Elles ont toutes subi ce qu’on appelle aujourd’hui des agressions sexuelles. Simplement, à l’époque, l’interprétation qu’on en faisait n’était pas la même. Geneviève de Fontenay, en revanche, n’était pas au courant pour les histoires de viols.

Les viols, c’est une accusation très grave. Il y en a eu beaucoup à votre connaissance?
Je ne pourrais pas dire combien, mais un viol, c’est déjà un de trop. Je le répète, Geneviève de Fontenay n’était pas au courant de ça. Elle considérait les Miss comme ses filles. Elle protégeait les candidates comme ses filles. Dès qu’elle était au courant de comportements problématiques dans les régions, elle agissait immédiatement. Elle dégageait les fautifs sur-le-champ. Ce sont des délégués régionaux qui m’ont raconté ça. Ludivine Langlois, candidate à Miss Bourgogne, a été victime d’agression. Quand elle en a parlé au comité, elle n’a pas été protégée. »

Donc les délégués régionaux savaient, mais n’ont rien dit ? C’est quand même troublant…
Au niveau départemental et régional, où 90% des agressions se sont déroulées, la plupart des délégués n’étaient pas au courant. Les filles ne parlent pas aux délégués parce qu’elles n’ont pas confiance en eux. Il y a un véritable problème de confiance entre les délégations régionales et les candidates. Vous imaginez bien qu’une candidate peut avoir peur de parler à son délégué régional, parce qu’elle a peur d’être éliminée du concours, ou parce qu’elle a peur des représailles. C’est gravissime. Il faut absolument que les délégations régionales soient au côté des candidates.

Ce n’est pas le cas ?
De ce point de vue là, il y a une grande disparité entre les régions. Je vais vous donner un exemple très concret. Dominique Villain-Allard, de la délégation Nord-Pas-de-Calais, a toujours travaillé avec sa femme, en couple. Ça a été une force, parce qu’ils repéraient les comportements problématiques et ils étaient en mesure d’agir. Mais toutes les délégations régionales ne protègent pas autant les filles. Je vous donne l’exemple du comité Miss Bourgogne : une candidate à Miss Bourgogne, Ludivine Langlois, a parlé publiquement pour la première fois ce week-end dans Le Parisien. Elle a été victime d’agression, on lui a demandé si elle était vierge, et quand elle en a parlé au comité, elle n’a pas été protégée. Sur ces 10 dernières années, ils n’ont jamais pris de ces nouvelles.

Donc certaines délégations protègent les filles, mais pas d’autres ?
Oui. Revenons sur Dominique Villain-Allard, de la délégation Nord-Pas-de-Calais. Il m’a parlé de deux cas d’agression sexuelle. Il a immédiatement agi, même si ça ne s’est jamais su. Il n’a pas fait une conférence de presse. Il y a 10 ans, on en parlait beaucoup moins. Heureusement, en 10 ans, la parole s’est libérée, la société a évolué. Et je pense qu’aujourd’hui, la société est prête à entendre ces histoires autour de Miss France.

« Il y a des filles qui veulent rester anonymes, car c’est compliqué. Regardez Alexandra Rosenfeld, Miss France 2006, et ses accusations contre Jean Imbert. Elle avait d’abord témoigné anonymement. »

Concernant votre enquête, certains ont émis des doutes. Je pense notamment à Pascal Bataille. Dans Tout beau tout n9uf, sur le plateau de Cyril Hanouna, il vous a demandé pourquoi il n’y avait que des témoignages anonymes ? Qu’est-ce que vous répondez à cela ?
En ce qui concerne l’anonymat, je n’allais pas balancer dans un livre le nom des victimes alors qu’elles voulaient rester anonymes. Elles ont déjà le courage de témoigner, et il faut saluer ce courage-là. C’est difficile de sortir de l’anonymat. Donc oui, il y a des filles qui veulent rester anonymes. C’est extrêmement compliqué d’avoir son nom associé à une agression sexuelle. Et puis, témoigner anonymement, c’est une première étape. Regardez Alexandra Rosenfeld, Miss France 2006, et ses accusations contre Jean Imbert. Elle avait d’abord témoigné anonymement en avril sous le pseudonyme de Éléonore, sans donner son nom. Le temps des médias n’est pas le temps des victimes. Peut-être que dans quelques jours, semaines ou mois, des filles parleront à visage découvert.

«Je salue le courage de Valérie Claisse, Miss France 1994, qui a pris la parole. D’autres enquêtes sont en cours dans les médias. Et ça va faire du bruit, vous verrez.»

J’imagine que les Miss doivent parler entre elles depuis votre intervention chez Hanouna ?
Oui. Je peux vous le dire avec certitude. Sur le groupe WhatsApp des Miss France, il y a des Miss qui commencent à parler, qui commencent à dire «Écoutez, moi, peut-être qu’il faudrait qu’on se mette à parler.» Mais  ça prendra peut-être un peu de temps. Je salue d’ailleurs le courage de Valérie Claisse, Miss France 1994, qui a pris la parole ce week-end publiquement dans Le Parisien, pour dire qu’elle avait subi des choses. Donc, je sens que ça commence à arriver. Mais il faut une première Miss qui dégoupille la bombe. D’autres témoignages vont arriver. D’autres enquêtes sont en cours dans les médias. Et ça va faire du bruit, vous verrez…

Autre remarque qui a été faite suite à vos déclarations: beaucoup se demandent pourquoi il n’y a eu aucune plainte de déposée durant toutes ces années… 
Le non-dépôt de plainte, ça s’explique par la mécanique du silence. Déposer une plainte, c’est aussi avoir la peur de ne pas être cru, se faire entendre dire au commissariat que ça ne sert à rien. Il y a aussi une pression par rapport aux médias. Les plaintes de ce type-là fuitent souvent dans la presse, et parfois, la peur que son nom sorte dans les médias est très grande. Je tiens par ailleurs à préciser que toutes les personnes qui m’ont parlé d’agression, je les ai toutes incitées à déposer plainte. Simplement, ce n’est pas à moi de déposer plainte à leur place. La justice ne se fait ni dans les livres ni dans les médias, elle se fait dans les tribunaux. Mais parfois, les livres et les médias peuvent aider les tribunaux.

« Dès la fin de l’émission chez Hanouna, j’ai reçu des appels de Miss France de premier ordre pour m’assurer de leur soutien. »

Vous prétendez être un lanceur d’alerte. Mais dans ce cas, pourquoi ne pas avoir parlé de tout cela plus tôt, alors que ça fait 5 ans que vous travaillez sur votre livre et que vous aviez déjà des échos sur les agressions sexuelles ?
Je ne souhaitais pas en parler dans les médias tant que mon enquête journalistique n’était pas terminée. Et puis, c’est pour moi une responsabilité, ça a des conséquences, j’avais besoin de faire des vérifications, regrouper les témoignages. On ne peut pas balancer de telles infos comme ça…

Des Miss vous ont contacté depuis que le scandale a éclaté ?
Dès la fin de l’émission chez Hanouna, j’ai reçu des appels de Miss France de premier ordre pour m’assurer de leur soutien. Elles voulaient aussi en savoir un petit peu plus. Il faut savoir que c’est un choc pour elles aussi. C’est extrêmement violent. C’est aussi pour ça que je salue le courage de celles qui parlent ou qui vont parler. En tout cas, je les invite vraiment à parler, parce que c’est important de le faire. Mais ça nécessite du courage…

« La réaction de Camille Cerf est symptomatique d’une institution qui doit se protéger. Je n’ai rien inventé. »

Une Miss France n’a pas été tendre avec vous, c’est Camille Cerf. Suite à votre passage chez Hanouna, elle a affirmé sur X qu’elle n’avait jamais discuté avec vous, que tout ce que vous disiez était faux et inventé. Qu’avez-vous à répondre ?  
La réaction de Camille Cerf est symptomatique d’une institution qui doit se protéger. Alors effectivement, ce n’est pas une Miss que j’ai interviewée sur ce sujet. En revanche, les faits de harcèlement de rue que j’ai évoqués, elle les a dénoncés elle-même dans les médias, notamment sur BFM TV. Dans mon livre, j’ai écrit que le plus compliqué, c’était la gestion de l’après Miss France. C’est sur ce sujet que j’ai cité Camille Cerf, car elle en avait parlé publiquement, affirmant que les Miss étaient constamment harcelées dans la rue. Je n’ai donc rien inventé. Elle n’a pas dû lire mon livre pour me traiter de menteur. Je le redis, c’est une réaction symptomatique d’une institution qui veut se protéger. À ce sujet, je sais que Sylvie Tellier va probablement monter au créneau pour dire que je suis un mythomane, un menteur, un affabulateur, etc. C’est la défense que prépare la société Miss France, je le sais. La société Miss France veut protéger le concours, pas les victimes.

Vous avez eu des échos ?
Oui. C’est une information exclusive que je vous donne. Elle prépare sa défense sur un groupe WhatsApp qui s’appelle «Crown Family» et qui rassemble toutes les Miss France. Sylvie Tellier a lancé un sondage en demandant : «Qui a eu contact avec Hubert Guérin ? Qui a répondu aux questions d’Hubert Guérin ? Que pensez-vous d’Hubert Guérin ?» C’est quoi le but de ces questions ? Faire de la délation ? C’est ça, la méthode de préparation de la défense de la société Miss France face à des accusations d’agressions sexuelles ? C’est quand même un peu léger, non ?

« Sylvie Tellier prépare sa défense sur un groupe WhatsApp qui s’appelle «Crown Family» et qui rassemble toutes les Miss France. Elle va probablement monter au créneau pour dire que je suis un mythomane et un menteur. »

Que pensez-vous du communiqué de presse de la société Miss France, écrit par son président Frédéric Gilbert, dans lequel il dénonce toute forme de violences sexuelles et invite les personnes concernées à saisir les autorités compétentes ?
Je salue le communiqué de presse de la société Miss France. C’est très bien de dire qu’ils assurent les Miss de leur soutien. Mais ils pouvaient difficilement faire autre chose. Les mots, c’est bien, mais maintenant, il faut passer aux actes. Il faut protéger les filles.

« Xavier de Fontenay veut me décrédibiliser. Il a été dirigeant de la société Miss France dans une période où il y avait des agressions sexuelles à tous les échelons du concours. Donc il se protège. »

Xavier de Fontenay, le fils de Geneviève, a affirmé que vous aviez fait de «pseudo révélations destinées à faire le buzz pour un livre inintéressant». Il nous avait aussi écrit à Entrevue, suite à vos interviews dans notre magazine en 2021 et 2023, disant que vous vous présentiez comme l’attaché de presse de sa mère alors que vous «seriez incapable de montrer un contrat de travail ou des fiches de paye.» Que lui répondez-vous ?
Je lui réponds que j’ai passé 10 ans auprès de Geneviève de Fontenay. Xavier de Fontenay a besoin de buzz. Aujourd’hui, il tente péniblement de se relancer dans les concours internationaux, c’est un échec. Je n’ai pas besoin de l’aval de Xavier de Fontenay pour publier des livres. Je rappellerai aussi que Xavier de Fontenay m’a menacé de procès lors de la rédaction du premier livre, et que sa mère lui avait répondu que s’il m’attaquait en justice, elle serait de mon côté. J’ai gardé les textos de tout ça. Geneviève de Fontenay soutenait tout à fait l’initiative du livre. D’ailleurs, j’ai à disposition un contrat que Geneviève de Fontenay a signé pour l’autorisation d’exploitation de son nom et de son image dans le livre. Là encore, la réaction de Xavier de Fontenay est le symbole d’une institution qui cherche à se protéger et veut me décrédibiliser. Il a été dirigeant de la société Miss France dans une période où je dis qu’il y a eu des agressions sexuelles à tous les échelons du concours. Donc il se protège. Il dit que ce sont de fausses révélations…

Pour terminer, quel est selon vous l’avenir du concours Miss France ?
Le concours Miss France tiendra, je ne me fais pas de soucis pour lui. Les Français sont très attachés à cette institution. Là, clairement, le concours rentre dans une zone de turbulence. Mais il est très important de libérer la parole pour donner l’alerte et permettre aux Miss de continuer à rayonner, à nous faire rêver encore longtemps. Je pense qu’aujourd’hui, Miss France a besoin de son #Metoo. C’est une institution comme une autre, je la compare à l’Église, et par conséquent, il faut aussi qu’elle fasse son mea culpa sur les faits d’agression. Les Miss France qui parlent publiquement font face à des pressions importantes. Donc plus que jamais, la parole doit se libérer…

&Quot;Xavier De Fontenay Veut Me Décrédibiliser. Il A Été Dirigeant De La Société Miss France Dans Une Période Où Il Y Avait Des Agressions Sexuelles À Tous Les Échelons Du Concours. Donc Il Se Protège.&Quot;
Miss France, du rêve à la réalité, de Hubert Guérin. Actuellement en vente, aux éditions Vérone

Exclusif - Scandale Sexuel À Miss France, Hubert Guérin Fait De Nouvelles Révélations Et Répond Aux Attaques : &Quot;Les Réactions De Camille Cerf Et Sylvie Tellier Sont Symptomatiques D’une Institution Qui Veut Se Protéger. D'Autres Témoignages Vont Arriver, Et Ça Va Faire Du Bruit.&Quot; (Dr)
Dès 2021, Hubert Guérin dénonçait dans Entrevue les dessous inavouables de Miss France

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