De trois à douze mois de prison avec sursis requis contre les auteurs présumés du cyberharcèlement visant Brigitte Macron. (AP)
De trois à douze mois de prison avec sursis requis contre les auteurs présumés du cyberharcèlement visant Brigitte Macron. (AP)

Le parquet de Paris a requis des peines allant de trois à douze mois de prison avec sursis contre dix personnes poursuivies pour cyberharcèlement à l’encontre de Brigitte Macron. Ces réquisitions tiennent compte de la nature et de la gravité des faits reprochés à chaque prévenu. La peine la plus lourde a été demandée à l’encontre d’Aurélien Poirson-Atlan, connu sous le pseudonyme « Zoé Sagan », pour son rôle central dans la diffusion d’une rumeur selon laquelle la Première dame serait une femme transgenre. Le ministère public a requis à son encontre douze mois de prison avec sursis, une amende de 8 000 euros et la suspension de ses comptes sur les réseaux sociaux pendant six mois, justifiant cette sévérité par « l’ampleur médiatique » de ses publications.

Un procès emblématique du cyberharcèlement politique et médiatique

Le procès, ouvert devant le tribunal correctionnel de Paris, concerne dix prévenus âgés de 41 à 65 ans, issus de milieux variés, publicitaire, professeur, courtier, médium ou informaticien. Tous sont accusés d’avoir participé, par la diffusion ou la reprise de contenus mensongers et insultants, à une campagne de harcèlement en ligne visant l’épouse du chef de l’État. Le ministère public estime que ces publications, loin de relever de la satire ou de la critique politique, ont constitué des actes répétés de cyberharcèlement, amplifiés par les réseaux sociaux et les sphères complotistes.

Des conséquences personnelles pour la Première dame

Au cours de l’audience, Tiphaine Auzière, fille de Brigitte Macron, a pris la parole pour décrire la « dégradation des conditions de santé » de sa mère. Elle a évoqué une femme contrainte d’adapter en permanence ses comportements, ses tenues et sa communication publique, consciente que la moindre image pouvait être détournée. Absente du procès, Brigitte Macron a confié aux enquêteurs l’impact considérable de cette rumeur sur sa vie familiale, indiquant que ses petits-enfants avaient été directement exposés à ces propos mensongers.

Une affaire aux répercussions internationales

Cette procédure judiciaire s’inscrit dans une riposte plus large menée par le couple présidentiel, qui a également déposé plainte aux États-Unis contre la podcasteuse américaine Candace Owens. Cette dernière est à l’origine d’une série de vidéos largement diffusées sur les réseaux sociaux, reprenant et amplifiant la rumeur, et contribuant à sa propagation à l’échelle mondiale. Le procès en France marque ainsi un tournant dans la lutte contre la désinformation et le cyberharcèlement, en particulier lorsqu’ils visent des personnalités publiques.

Que retenir rapidement ?

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