Coup de théâtre ! Gérard Depardieu renonce à ses poursuites contre «Complément d’enquête», qu'il accusait de "montage illicite"
Coup de théâtre ! Gérard Depardieu renonce à ses poursuites contre «Complément d’enquête», qu'il accusait de "montage illicite"

C’est un coup de théâtre ! Gérard Depardieu a finalement abandonné les poursuites qu’il avait engagées contre France Télévisions, l’émission Complément d’enquête et la société Hikari dans l’affaire dite du « montage illicite ». Ce désistement, annoncé ce vendredi, met un terme à une longue bataille judiciaire née de la diffusion, en décembre 2023, d’une séquence tournée lors d’un voyage en Corée du Nord.

Un retrait qui met fin à plus de deux ans de bras de fer

Avec cette décision, l’acteur renonce à faire condamner les auteurs et diffuseurs du reportage sur le terrain du supposé « montage illicite ». Ce retrait clôt une procédure particulièrement sensible, devenue au fil des mois un symbole des tensions entre défense de l’image publique et liberté d’informer.

Au cœur du litige se trouvait une scène diffusée dans le numéro de Complément d’enquête consacré à Gérard Depardieu, le 7 décembre 2023. On y entendait l’acteur tenir des propos à caractère sexuel tandis qu’une fillette à cheval apparaissait à l’image, dans un haras en Corée du Nord, lors d’un voyage effectué en 2018.

Après la diffusion, Gérard Depardieu et son entourage ont affirmé que la séquence avait été présentée de manière trompeuse. Selon eux, les propos entendus n’étaient pas dirigés vers l’enfant visible à l’écran. Cette ligne de défense a constitué le cœur de l’attaque judiciaire menée contre l’émission et ses producteurs.

France Télévisions n’a jamais cédé

De son côté, France Télévisions a toujours rejeté toute idée de manipulation. Dès décembre 2023, le groupe public faisait valoir qu’un huissier avait authentifié la séquence contestée. Pour le diffuseur, l’enjeu dépassait le seul cas Depardieu : il s’agissait aussi de défendre la méthode et la crédibilité du travail journalistique.

Le dossier a ensuite pris une tournure plus large. En octobre 2024, la cour d’appel de Paris a ordonné qu’un expert examine les rushes pour déterminer si le montage de la scène correspondait bien aux images brutes. Le contentieux n’était plus seulement médiatique : il devenait un test judiciaire sur les limites du montage dans une émission d’investigation.

Pas de jugement sur le fond, mais une affaire refermée

En se désistant, Gérard Depardieu met fin à cette procédure sans qu’un jugement vienne trancher définitivement la question du « montage illicite ». Autrement dit, la justice ne dira pas dans ce dossier si cette accusation était fondée ou non. Mais sur le plan symbolique, ce retrait referme un affrontement très exposé entre une figure du cinéma français et l’audiovisuel public.

Ce retrait marque la fin d’un épisode judiciaire et médiatique retentissant. Pendant plus de deux ans, l’affaire a alimenté débats, polémiques et prises de position dans le monde culturel, politique et médiatique. En tournant la page, Gérard Depardieu enterre une procédure qui avait fini par dépasser largement le cadre d’un simple différend télévisuel.

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