Condamné à un an ferme, Ragnar Le Breton assure : « C’est de l’autodéfense »
Condamné à un an ferme, Ragnar Le Breton assure : « C’est de l’autodéfense »

Matthias Quiviger, plus connu sous le nom de Ragnar Le Breton, a été condamné le 23 juin par le tribunal d’Évreux à une peine d’un an de prison ferme pour des violences commises en mars dernier à Ménilles, dans l’Eure. L’humoriste de 35 ans, célèbre pour ses vidéos sur les réseaux sociaux, a écopé de cette peine pour avoir frappé un père de famille, une altercation survenue en marge d’un entraînement de football pour enfants. Absent lors de l’audience, il a depuis livré sa version des faits sur Instagram et a fait appel de sa condamnation.

Une altercation qui dégénère en passage à tabac

Selon les déclarations recueillies par Ici Normandie et confirmées par le procureur de la République d’Évreux, Rémi Coutin, les faits remontent au 26 mars 2025. Ce jour-là, l’humoriste se serait appuyé sur un véhicule garé à proximité d’un stade. À l’intérieur, un père de famille dormait après avoir déposé ses enfants. Dérangé par les secousses, l’homme aurait demandé à Ragnar Le Breton de s’éloigner, ce qui aurait déclenché une violente dispute. D’après le témoignage de la victime à Ici Normandie, Ragnar aurait ouvert la portière, l’aurait extirpé du véhicule avant de le frapper à plusieurs reprises, sous les yeux de son fils de 12 ans. L’agression a entraîné une interruption temporaire de travail de 40 jours.

Le tribunal a également prononcé plusieurs peines complémentaires : interdiction de contact avec la victime pendant trois ans, interdiction de port d’arme pour la même durée, suppression du droit d’éligibilité pendant cinq ans et obligation de verser 5 000 euros de provision à la victime ainsi que 2 000 euros à son fils.

La défense de Ragnar : « Il m’a agressé en premier »

Moins de 24 heures après l’annonce de sa condamnation, Ragnar Le Breton a pris la parole dans une longue vidéo publiée sur Instagram. Dans ce message, vu plus d’un million de fois selon Le Figaro, il affirme avoir agi en légitime défense. Selon lui, l’homme aurait d’abord eu une attitude agressive, avant de sortir de son véhicule pour « l’attraper au cou ». « J’envoie quelques pralines pour me défendre », résume-t-il, affirmant avoir lui aussi subi des blessures. L’humoriste, vu dans des productions de Franck Gastambide, assure être allé faire constater ses marques au commissariat dans la demi-heure qui a suivi.

Il conteste la sévérité du jugement et explique son absence à l’audience par une erreur d’agenda. « Je ne suis pas fou », déclare-t-il dans cette vidéo, où il dit aussi regretter la tournure des événements tout en estimant avoir été contraint de répondre à une agression. Il compte faire appel de cette décision. Contacté par Marianne, Ragnar Le Breton confie espérer que cette seconde audience permettra de « rétablir les faits ».

Le procès en appel dira si la justice estime ses justifications recevables, ou si la version de la victime, décrite par le parquet comme « une scène d’ultra-violence », l’emporte à nouveau.

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