Combien de temps avezvous pour sauver un patient victime dun AVC 24 heures avec ce traitement
Combien de temps avezvous pour sauver un patient victime dun AVC 24 heures avec ce traitement

Une étude scientifique récente a révélé que l’Altéplase, un médicament thrombolytique, permet une amélioration de la récupération chez les patients victimes d’AVC ischémique de plus de 50 % lorsqu’il est administré dans les 24 heures suivant le début de l’AVC.

Ces résultats apportent de l’espoir aux patients victimes d’AVC dans le monde entier, en particulier à ceux qui n’ont pas accès aux médicaments thrombolytiques dans le délai recommandé dans leur pays.

L’étude a été réalisée par des chercheurs de l’Hôpital Second de la Faculté de Médecine de l’Université de Zhejiang en Chine et présentée lors du Congrès International sur les AVC de 2025, organisé par l’American Stroke Association à Los Angeles, États-Unis, du 5 au 7 février.

L’AVC

L’AVC survient lorsque l’approvisionnement sanguin à une partie du cerveau est interrompu ou réduit, privant cette zone d’oxygène et de nutriments. En quelques minutes, les cellules cérébrales commencent à mourir. Comme ces cellules ne se régénèrent pas, cela peut provoquer des lésions cérébrales permanentes. Il existe trois types d’AVC :

AVC ischémique : causé par l’obstruction d’une artère cérébrale, souvent par un caillot sanguin, représentant environ 85 % des AVC.
AVC hémorragique : causé par la rupture d’un vaisseau sanguin dans le cerveau, généralement due à des facteurs comme l’hypertension artérielle ou un traumatisme crânien.
AVC ischémique transitoire : une forme temporaire d’AVC, où l’interruption de l’approvisionnement sanguin au cerveau est brève, et les symptômes disparaissent après quelques minutes sans causer de dommages durables.
L’Altéplase et ses dérivés

Le corps humain produit une enzyme, le plasminogène activé tissulaire, qui dissout les caillots sanguins. En laboratoire, les scientifiques ont créé l’Altéplase, une version synthétique de cette enzyme, utilisée pour traiter les AVC, les crises cardiaques et les embolies pulmonaires. D’autres enzymes similaires incluent la Rétéplase et la Ténectéplase.

Un espoir pour les patients

Mme Min Luo, professeure à l’Hôpital Second de l’Université de Zhejiang, a expliqué : « Nous pensons que ces résultats montrent que davantage de patients pourraient récupérer une vie normale, même après un traitement tardif. Cette méthode pourrait devenir la norme, en particulier dans les hôpitaux utilisant l’imagerie par tomodensitométrie. »

Cette technologie aide les médecins à analyser le flux sanguin dans le cerveau après un AVC ischémique, ce qui pourrait rendre plus de patients éligibles au traitement, à l’échelle mondiale.

L’étude a montré que 40 % des patients traités avec l’Altéplase n’avaient que peu ou pas de handicap après 90 jours, contre 26 % pour ceux ayant reçu les soins standards (selon les directives actuelles). Les taux de mortalité étaient similaires dans les deux groupes (10,8 %). Cependant, le risque d’hémorragie cérébrale était plus élevé chez les patients ayant reçu l’Altéplase (3,8 % contre 0,5 %), bien que ce risque puisse être maîtrisé, selon les chercheurs.

Mme Min Luo a ajouté : « Il est aussi important d’examiner la sécurité et l’efficacité d’autres médicaments thrombolytiques, comme le Ténectéplase, administrés après un AVC, notamment au-delà des délais recommandés. Il est également essentiel de savoir si nos résultats sont valables pour d’autres populations, en particulier dans les régions où le risque d’AVC et les conditions de soins sont différents. »

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