Santé – Le chocolat dangereux pour les enfants à cause du cadmium, un métal lourd. L’avertissement choc de l’UFC-Que Choisir. (AP/Marta Lavandier)
Santé – Le chocolat dangereux pour les enfants à cause du cadmium, un métal lourd. L’avertissement choc de l’UFC-Que Choisir. (AP/Marta Lavandier)

L’UFC-Que Choisir a révélé un danger méconnu : la présence de cadmium dans le chocolat. Ce métal lourd, classé cancérogène, s’accumule dans l’organisme et peut avoir de graves conséquences sur la santé. L’association de consommateurs appelle à la prudence, en particulier pour les enfants, plus vulnérables aux effets de cette contamination.

Le danger invisible du cadmium

Naturellement présent dans les sols, le cadmium est absorbé par les fèves de cacao lors de leur croissance. Une fois ingéré, il s’installe durablement dans l’organisme. Les études démontrent qu’une exposition prolongée peut entraîner des lésions rénales, fragiliser le squelette, altérer la fertilité et accroître le risque de développer certains cancers. En France, l’Anses a fixé une valeur toxicologique de référence à 0,35 microgramme par kilo de poids corporel et par jour, un seuil que les enfants peuvent approcher rapidement.

Quand une simple journée suffit à franchir les limites

Les analyses réalisées pour l’UFC-Que Choisir montrent qu’un enfant de dix ans consommant un bol de céréales chocolatées, une tasse de cacao chaud et quelques biscuits peut atteindre presque la moitié de la dose maximale tolérable de cadmium en une seule journée. Une tablette entière de chocolat, quant à elle, peut représenter plusieurs fois ce seuil, ce qui alerte sur les dangers d’une consommation régulière et cumulative.

Le cas particulier du chocolat bio d’Amérique latine

Tous les chocolats respectent la réglementation européenne actuelle, mais certains présentent des concentrations plus élevées. C’est notamment le cas du chocolat bio produit à partir de fèves originaires d’Amérique latine, où les sols sont naturellement plus riches en cadmium. Ce paradoxe, qui touche des produits souvent considérés comme plus sains, incite à varier les origines pour limiter l’exposition.

Modérer sans renoncer au plaisir

L’UFC-Que Choisir ne demande pas aux consommateurs de bannir le chocolat, mais de l’aborder avec modération. En quantité raisonnable, il reste une source appréciable de magnésium, d’antioxydants et de plaisir gustatif. L’essentiel est d’éviter la consommation cumulative de plusieurs produits chocolatés dans une même journée et de rester attentif aux portions servies aux enfants.

Le chocolat reste compatible avec une alimentation équilibrée, à condition de surveiller sa consommation et de privilégier une origine variée des fèves de cacao. Modérer sans se priver, voilà la clé pour continuer à savourer le chocolat tout en préservant sa santé et celle des plus jeunes…

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