Initialement repéré en 2012, le moustique-tigre est désormais bien enraciné dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Selon l’agence régionale de santé (ARS), il touche aujourd’hui 75 % de la population régionale et sa progression ne cesse de s’accélérer, en particulier autour de Lyon.
Un vecteur de maladies de plus en plus présent
Ce moustique originaire d’Asie n’est pas qu’un simple désagrément estival : il peut transmettre la dengue, le chikungunya et le virus Zika. L’ARS rappelle que le moustique-tigre, qui peut piquer à de multiples reprises tout au long de sa courte vie d’un mois, constitue un réel danger sanitaire. En 2023, la région a recensé 269 cas de dengue, quatre de chikungunya et un de Zika. Deux cas de dengue étaient autochtones, c’est-à-dire contractés localement, signe que le virus circule désormais en métropole. Les premiers foyers de 2024 ont été repérés dès juin dans plusieurs communes de l’Ain, de l’Isère, du Rhône, de la Savoie et de la Métropole de Lyon. L’activité s’est poursuivie jusqu’en novembre dans une quinzaine de localités.
Une lutte qui commence dans les jardins
Le moustique-tigre prolifère dans les petites réserves d’eau stagnante, même minimes : coupelles, arrosoirs, pneus, bassines, bâches ou déchets. Il reste cantonné à un périmètre réduit, d’environ 150 mètres autour du lieu de ponte. D’où l’importance d’éliminer systématiquement ces points d’eau, en particulier à proximité des habitations, des écoles ou des établissements de santé. Alors que l’été approche, les autorités sanitaires insistent sur la mobilisation de chacun. La lutte contre ce moustique invasif passe avant tout par des gestes simples mais répétés, pour empêcher son implantation et limiter les risques d’épidémie.