Le Mexique fait face à une recrudescence alarmante de la myiase dite « mangeuse de chair », une maladie parasitaire affectant le bétail. Selon des données gouvernementales obtenues mercredi par Reuters, 5 086 cas ont été enregistrés au 17 août, soit une hausse de 53 % par rapport au mois de juillet.
Les autorités ont précisé que 649 cas étaient actuellement actifs. La maladie est causée par les larves de la lucilie bouchère (Cochliomyia hominivorax), un insecte redouté en Amérique latine car ses larves se nourrissent des tissus vivants des animaux infectés, provoquant de graves lésions et parfois la mort.
L’élevage bovin, pilier de l’économie rurale mexicaine, est particulièrement menacé par cette flambée. Les éleveurs et les scientifiques tentent de contenir la propagation à travers des programmes de contrôle incluant la surveillance, le traitement des animaux et l’utilisation de mouches stériles pour réduire la reproduction du parasite.
Cette recrudescence intervient alors que l’Amérique latine mène une lutte de longue date contre la lucilie bouchère. Bien que plusieurs pays aient réussi à l’éradiquer, le Mexique figure parmi les nations où les foyers persistent, accentuant les risques sanitaires et économiques pour les agriculteurs.
Les experts mettent en garde contre les conséquences à long terme si l’épidémie n’est pas maîtrisée rapidement. Outre les pertes directes pour les éleveurs, la maladie pourrait avoir des répercussions sur les exportations de viande et fragiliser un secteur agricole déjà confronté aux effets du changement climatique.