Ariège : une opération coup de poing contre le moustique tigre après un cas de chikungunya
Ariège : une opération coup de poing contre le moustique tigre après un cas de chikungunya

La menace est prise très au sérieux. Cette nuit, Saint-Jean-du-Falga, en Ariège, a été le théâtre d’une vaste opération de démoustication après la détection d’un cas importé de chikungunya. L’objectif affiché par les autorités : éviter toute transmission locale de ce virus tropical transmis par le moustique tigre. Entre 23 h et 1 h du matin, une société spécialisée est intervenue dans un périmètre de 150 mètres autour du lieu de résidence de la personne contaminée. Un pick-up a circulé pour diffuser un insecticide, opération renforcée par un passage pédestre. La préfecture insiste : les produits utilisés sont les mêmes que ceux vendus dans le commerce et respectent les règles de sécurité habituelles.

Des précautions imposées aux habitants

La population concernée a été prévenue par des flyers distribués en amont. Les consignes sont strictes : fermer portes et fenêtres, rentrer les animaux domestiques, couvrir bassins et bacs à sable. Après l’intervention, il sera recommandé de rincer à l’eau le mobilier de jardin ainsi que les fruits et légumes du potager. Cette campagne s’inscrit dans le plan national de lutte contre la dengue et le chikungunya, maladies en pleine recrudescence en métropole. Santé publique France alertait déjà mi-août sur une progression fulgurante : 27 foyers et 154 cas ont été recensés cette année dans l’Hexagone.

Une vigilance de plus en plus forte

L’Ariège n’en est pas à sa première alerte. L’été dernier, Pamiers avait déjà fait l’objet d’une opération de démoustication. Mais la multiplication des foyers fait craindre un basculement vers une circulation endémique du chikungunya, comme ce fut le cas à La Réunion lors d’une épidémie majeure. Au-delà du chikungunya, le moustique tigre reste le vecteur de plusieurs maladies virales, dont la dengue et le virus Zika. Si le paludisme et la fièvre jaune restent les plus meurtriers à l’échelle mondiale, la menace croissante en France impose désormais une vigilance sanitaire accrue chaque été.

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