Quand le stress se transforme en douleur @jose luis
Quand le stress se transforme en douleur @jose luis

À 19 ans, Nicole a vu sa vie basculer lorsqu’on lui a diagnostiqué un spondylolisthésis dégénératif. Les médecins l’ont condamnée à renoncer à l’exercice, à porter des charges supérieures à cinq kilos et même à envisager l’abandon de son projet d’avoir des enfants. Pourtant, grâce à la recherche pionnière du lien entre douleur chronique, émotions enfouies et système nerveux, elle a retrouvé une santé complète. Aujourd’hui, devenue psychothérapeute, elle transmet cette approche corps-esprit à des milliers de personnes confrontées à des symptômes persistants.

Une douleur comme signal d’alarme

Elle explique que la douleur chronique n’est pas seulement d’ordre physique, mais qu’elle s’apparente à une alarme. Si l’on se contente de couper le signal, on ignore l’incendie qui couve. Le système nerveux, chargé d’assurer la survie, détourne parfois l’attention d’une détresse émotionnelle en déclenchant des douleurs corporelles. C’est pour cette raison que les symptômes apparaissent ou s’aggravent souvent en période de stress ou de traumatisme.

Le poids des émotions refoulées

La science vient appuyer cette intuition. Une étude menée à Harvard auprès de patients atteints de Covid long a démontré que ceux qui pratiquaient des exercices d’expression émotionnelle et de régulation nerveuse voyaient leurs symptômes s’améliorer nettement par rapport à ceux bénéficiant uniquement d’un suivi médical classique. Ces résultats confirment l’impact direct de la gestion des émotions sur la perception de la douleur. Nicole décrit nos tensions intérieures comme un réservoir émotionnel qui se remplit au fil du temps. Les expériences d’enfance, qu’il s’agisse de traumatismes lourds ou de blessures plus discrètes, les pressions du quotidien liées au travail, aux finances ou aux relations, et les traits de personnalité tels que le perfectionnisme ou l’autocritique, contribuent tous à le remplir. Lorsque ce réservoir déborde, le corps réagit par des signaux d’alerte : maux de dos, migraines, troubles digestifs ou douleurs diffuses.

Une méthode d’écriture libératrice

Pour désamorcer ce processus, elle a développé une méthode qu’elle appelle JournalSpeak. Chaque jour, il s’agit d’écrire pendant vingt minutes sans retenue sur tout ce qui pèse, puis de jeter le texte sans jamais le relire. Cet acte libère les tensions accumulées. L’exercice s’accompagne d’une méditation de dix minutes destinée à apaiser le système nerveux. Cette pratique régulière permet, selon elle, de vider le trop-plein émotionnel et de retrouver une liberté physique souvent insoupçonnée.

Que retenir rapidement ?

À 19 ans, Nicole a vu sa vie basculer lorsqu’on lui a diagnostiqué un spondylolisthésis dégénératif. Les médecins l’ont condamnée à renoncer à l’exercice,

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