Nouvelle-Zélande – France: le XV de France subit sa plus lourde défaite de l'ère Galthié (43-17)
Nouvelle-Zélande – France: le XV de France subit sa plus lourde défaite de l'ère Galthié (43-17)

À Wellington, ce samedi, le XV de France a connu un véritable naufrage face à la Nouvelle-Zélande. Battus 43 à 17, les Bleus ont encaissé la plus lourde défaite de l’ère Fabien Galthié, dans un match où ils n’ont jamais semblé en mesure de rivaliser. Cette performance tranche radicalement avec celle du premier test à Dunedin, où les Français avaient opposé une belle résistance malgré la défaite (31-27).

La rencontre a très vite tourné à l’avantage des All Blacks. Dès les premières minutes, l’intensité néo-zélandaise a étouffé les velléités tricolores. Cameron Roigard a signé le premier essai dès le quart d’heure de jeu, profitant d’une défense française apathique. Peu après, une faute de Joshua Brennan, coupable d’un plaquage dangereux, a offert un nouvel essai de pénalité aux All Blacks. Le score était déjà de 24-3 à la pause, et la domination néo-zélandaise ne faisait aucun doute.

Un XV de France remanié

Les choix de Fabien Galthié, qui avait décidé de profondément remanier son XV de départ, n’ont pas porté leurs fruits. Cinq titulaires seulement avaient été conservés par rapport au premier test. Le manque de repères collectifs s’est fait cruellement sentir, notamment en défense et dans la gestion des phases de conquête. Malgré un sursaut en seconde période, avec un bel essai de Léo Barré à l’heure de jeu, la France n’a jamais vraiment inquiété les All Blacks, qui ont continué d’imposer leur rythme, ajoutant d’autres essais, notamment par Will Jordan.

Ce second test met en lumière les limites du groupe tricolore, tant sur le plan physique que mental. L’envie et la détermination affichées à Dunedin ont laissé place à une forme de résignation. Les leaders habituels, peu présents sur le terrain ou en manque d’influence, n’ont pas su impulser de révolte face à une équipe néo-zélandaise bien organisée, rapide et disciplinée.

Pour le staff français, cette déroute sonne comme un sérieux avertissement à un an des prochaines échéances majeures. Le troisième test, prévu la semaine prochaine, s’annonce déjà crucial, non pas pour sauver la tournée, mais pour rétablir un minimum de confiance et de crédibilité.

Dans un contexte où la Nouvelle-Zélande semble retrouver tout son éclat sous la houlette de Scott Robertson, la France, elle, sort de cette confrontation sonnée et fragilisée. L’humiliation de Wellington laissera des traces. À Galthié et à ses hommes de prouver qu’ils sont capables de relever la tête.

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