La France et l’Arabie saoudite organisent lundi un sommet international en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies afin de rallier la communauté internationale autour de la solution à deux États, dans un contexte où plusieurs pays annoncent officiellement reconnaître un État palestinien.
La Grande-Bretagne, le Canada et la France figurent parmi les nations qui ont déjà franchi ce pas, rejoignant plus de 140 pays dans le monde. D’autres devraient emboîter le pas lors de cette rencontre, signe d’une dynamique diplomatique croissante en faveur de la souveraineté palestinienne.
Israël et les États-Unis ont vivement réagi à cette vague de reconnaissances, la qualifiant de décision nuisible et de simple « coup de publicité ». Les autorités israéliennes, confrontées à une guerre qui dure depuis près de deux ans dans la bande de Gaza, envisageraient même une possible annexion de certaines parties de la Cisjordanie, selon des responsables cités par Reuters.
Pour les organisateurs du sommet, il s’agit de redonner un souffle politique à une solution diplomatique enlisée depuis des années. L’objectif est de poser les bases d’un processus de paix crédible, au moment où la situation humanitaire à Gaza se dégrade dramatiquement et que les tensions régionales s’intensifient.
La réunion devrait rassembler des dizaines de chefs d’État et de gouvernement, illustrant la volonté d’une partie de la communauté internationale de placer la question palestinienne au cœur des débats mondiaux. Mais elle risque également d’accentuer les fractures diplomatiques avec Washington et Tel Aviv, opposés à toute reconnaissance unilatérale.