Le président du Bangladesh, se sentant « humilié », envisage de démissionner à mi-mandat (AP)
Le président du Bangladesh, se sentant « humilié », envisage de démissionner à mi-mandat (AP)

Le président bangladais Mohammed Shahabuddin a déclaré qu’il comptait quitter ses fonctions après les élections législatives du 12 février, affirmant se sentir humilié par le gouvernement intérimaire dirigé par le lauréat du prix Nobel Muhammad Yunus. Dans un entretien, il a expliqué que son avenir dépendrait de la décision du prochain gouvernement, soulignant que son rôle, essentiellement protocolaire, avait été relégué au second plan.

Élu sans opposition en 2023 sous l’ancien gouvernement depuis renversé, Shahabuddin assure que, depuis plusieurs mois, son autorité est ignorée et ses interventions étouffées. Malgré son statut de commandant en chef des forces armées, la réalité du pouvoir demeure concentrée entre les mains du Premier ministre et du cabinet, dans ce pays de 173 millions d’habitants.

La situation politique a basculé après un soulèvement étudiant qui a contraint l’ancienne Première ministre Sheikh Hasina à quitter le pays. Depuis lors, le gouvernement intérimaire tente de stabiliser la transition, mais Shahabuddin estime que sa voix n’est plus entendue au sommet de l’État.

Le chef de l’État affirme néanmoins qu’il restera en fonction jusqu’aux élections, avant de laisser le prochain gouvernement décider officiellement de son sort.

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