Marseille : Orange confirme le départ des salariés du site de Saint-Mauront après les tirs
Marseille : Orange confirme le départ des salariés du site de Saint-Mauront après les tirs

À Marseille, le calme espéré après la réouverture du site d’Orange n’aura pas duré. Moins d’un mois après la reprise progressive de l’activité, des impacts de balles ont été découverts sur les bâtiments de l’opérateur situés dans le quartier de Saint-Mauront. Les faits ont été signalés ce lundi, conduisant à un renforcement immédiat du dispositif de sécurité et à l’ouverture d’une enquête judiciaire. Selon les éléments communiqués par la préfecture de police, les impacts ont été constatés sur le site sans qu’aucun blessé ne soit à déplorer. Les premières constatations laissent penser que les tirs se seraient produits en dehors des heures de travail, ce qui expliquerait l’absence de témoins directs parmi les salariés. La date exacte des faits n’a pas pu être déterminée à ce stade, mais les autorités privilégient l’hypothèse d’un acte survenu de nuit ou durant une période de fermeture. Dès la découverte des impacts, les services de police se sont rendus sur place pour procéder aux vérifications techniques et à une expertise balistique. Les images issues des dispositifs de vidéosurveillance installés aux abords du site sont en cours d’analyse afin de tenter d’identifier les auteurs ou, à défaut, de préciser le contexte de ces tirs. La préfète de police déléguée s’est déplacée personnellement et a échangé avec la direction régionale de l’entreprise afin d’évaluer la situation et d’adapter les mesures de protection.

Un site déjà fragilisé par un contexte de violences

Ce nouvel épisode intervient dans un climat particulièrement tendu. Le site marseillais d’Orange avait en effet été fermé temporairement à la fin du mois de novembre, après une multiplication d’actes violents dans le secteur. Des tirs avaient alors été signalés à proximité immédiate des locaux, dans un quartier marqué par des affrontements récurrents liés au trafic de stupéfiants. Face à ces risques, l’entreprise avait décidé de suspendre l’accueil des salariés afin de garantir leur sécurité. La réouverture avait été engagée à partir de la mi-décembre, de manière progressive, avec la mise en place de mesures spécifiques. Une présence policière accrue avait été annoncée, accompagnée de dispositifs de surveillance renforcés aux heures sensibles, notamment lors des arrivées et des départs des employés. Cette reprise prudente visait à rétablir une activité normale tout en tenant compte d’un environnement jugé instable.

La découverte récente des impacts de balles remet en question cet équilibre fragile

Si aucun incident n’a été constaté pendant les heures ouvrables, l’événement ravive les craintes des salariés et interroge sur la capacité à sécuriser durablement un site professionnel implanté dans une zone exposée à la violence armée. Les autorités ont donc décidé de maintenir, et même d’intensifier, les rondes et patrouilles policières dans le secteur. À court terme, la priorité affichée reste la protection des personnels. Une surveillance renforcée est prévue lors des flux quotidiens, afin de limiter tout risque d’intimidation ou d’incident. L’enquête devra déterminer si ces tirs visaient directement l’entreprise ou s’inscrivent dans un contexte plus large de règlements de comptes dans le quartier.

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