Alors que deux hommes armés ont ouvert le feu sur des centaines de personnes réunies pour célébrer Hanoukka sur la plage de Bondi, à Sydney, Chaya Dadon, 14 ans, affirme avoir agi sans réfléchir à sa propre sécurité. Blessée par balle lors de l’attaque, l’adolescente rejette aujourd’hui l’étiquette d’héroïne, estimant avoir simplement fait ce qui lui semblait nécessaire.
Au moment des tirs, Chaya s’était réfugiée sous un banc lorsqu’elle a aperçu deux jeunes enfants exposés, coincés à proximité de leurs parents grièvement blessés. Selon son témoignage, elle a alors quitté sa cachette pour les atteindre, consciente du danger immédiat. « À cet instant, j’ai su ce que je devais faire », a-t-elle expliqué lors d’un entretien accordé à Reuters.
La jeune fille a réussi à tirer les enfants hors de la zone de tir et à se placer au-dessus d’eux pour les protéger. Elle a été touchée à la cuisse par une balle, mais est restée au sol en continuant de couvrir les enfants avec son corps. Pendant l’attaque, elle a récité le Shema, une prière centrale du judaïsme, selon ses proches.
Chaya Dadon a passé quatre jours à l’hôpital après la fusillade, qualifiée d’attentat terroriste par les autorités australiennes. Quinze personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées lors de cette attaque, l’une des plus meurtrières que le pays ait connues depuis des décennies. L’adolescente se déplace désormais à l’aide de béquilles et poursuit sa convalescence.
Malgré les hommages et l’admiration exprimés à son égard, Chaya insiste pour minimiser son geste. Elle explique ne pas se considérer comme courageuse ou exceptionnelle, affirmant simplement avoir voulu sauver des enfants en danger. « Je ne suis pas une héroïne », répète-t-elle.
Son témoignage s’inscrit dans une série de récits de solidarité et de bravoure individuelle qui ont émergé après le drame de Bondi, alors que l’Australie continue de débattre de nouvelles mesures de sécurité et de contrôle des armes à feu à la suite de l’attaque.