Trump signe un décret officialisant la vente de TikTok US, valorisée à 14 milliards de dollars @plann
Trump signe un décret officialisant la vente de TikTok US, valorisée à 14 milliards de dollars @plann

Le réseau social chinois a vivement réagi ce jeudi aux conclusions de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, l’accusant d’une « présentation trompeuse » et d’en faire un « bouc émissaire » pour des problèmes dépassant largement son application. Le rapport, rendu public après plusieurs mois d’auditions de familles, d’influenceurs et de responsables de plateformes, dresse un constat sévère : modération jugée défaillante, règles faciles à contourner et dangers particuliers pour les adolescents. Les députés recommandent d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans, de mettre en place un « couvre-feu numérique » de 22 h à 8 h pour les 15-18 ans, et de créer un « délit de négligence numérique » visant les parents considérés comme défaillants dans la surveillance de leurs enfants.

Accusations contre modération et algorithme

La rapporteure Laure Miller rappelle que l’architecture de TikTok a largement inspiré d’autres plateformes, mais que son algorithme, conçu pour maximiser l’engagement, expose les jeunes à des contenus potentiellement dangereux. Devant la commission, les dirigeants du réseau avaient pourtant mis en avant une modération alimentée par l’intelligence artificielle, affirmant avoir retiré proactivement 98 % des contenus problématiques en France l’an dernier. Les parlementaires jugent néanmoins ces efforts largement insuffisants.

Un bras de fer politique et sociétal

TikTok, propriété du groupe chinois ByteDance, affirme avoir instauré depuis longtemps une politique « exigeante » en matière de sécurité et de protection, notamment des adolescents. Mais la plateforme estime que les élus français concentrent leurs critiques uniquement sur elle, alors que « les enjeux concernent l’ensemble du secteur et de la société ». Au-delà de l’affrontement entre députés et géant du numérique, ce rapport alimente le débat sur l’encadrement légal des usages numériques des mineurs. Si ses recommandations devaient se traduire dans la loi, elles marqueraient un tournant majeur dans la régulation des réseaux sociaux en France.

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