Alors que Sonia Mabrouk a annoncé rejoindre BFMTV, après sa démission de CNews, Cyril Hanouna a livré hier soir sur W9 une version détaillée des discussions qui ont eu lieu il y a un an autour de Sonia Mabrouk, alors déjà courtisée par BFMTV.
Selon l’animateur, la chaîne d’information continue avait approché la journaliste pour la recruter. Sonia Mabrouk aurait alors informé Vincent Bolloré de son intention de quitter le groupe Canal+. C’est à ce moment-là que le patron du groupe aurait proposé une contre-offre globale afin de la retenir.
Une contre-offre structurée autour de plusieurs médias du groupe Bolloré
Toujours selon les propos rapportés par Cyril Hanouna, Vincent Bolloré lui aurait déclaré : « On va te donner plus. Tu auras une collection chez Fayard, tu auras une émission sur Europe 1, tu continueras les interviews, tu auras une émission sur CNews et je vais augmenter ton salaire. »
Cette proposition inclurait donc une extension éditoriale au sein de Fayard, une émission sur Europe 1, le maintien de ses interviews politiques, ainsi qu’un programme sur CNews.
Cyril Hanouna affirme que ces négociations auraient abouti à un contrat estimé à 800.000 euros annuels pour Sonia Mabrouk au sein du groupe Canal+, la conduisant à renoncer à l’offre initiale de BFMTV et à rester dans l’écosystème Bolloré.
BFMTV offre 1 million par an à Sonia Mabrouk
À cette période, BFMTV, en perte de vitesse, tente de renforcer son attractivité en approchant plusieurs figures médiatiques. Parmi elles, Pascal Praud, actuellement sur CNews, aurait été sollicité pour un contrat avoisinant un million d’euros par an, offre qu’il aurait refusée.
Quelques mois plus tard, la polémique autour de Jean-Marc Morandini prend de l’ampleur, et BFMTV en assure une couverture massive. Sonia Mabrouk, qui se voit offrir 1 million par an de la part de BFMTV, selon Cyril Hanouna, profite de la situation pour partir en «héroïne», et finit par quitter Canal+ pour rejoindre BFMTV.
Selon Cyril Hanouna, Sonia Mabrouk a donc réussi une subtile manœuvre : partir chez le concurrent sans passer pour une traîtresse mais pour une héroïne,m en utilisant l’affaire Morandini, puis obtenir au passage une gratification financière…